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- Ce mémoire s’inscrit dans le cadre des recherches en psychologie clinique. L’objectif est d’apporter un éclairage supplémentaire quant à la relation entre les croyances de base et la résilience dans les situations d’adversité. La littérature a longtemps souligné les implications négatives des événements négatifs de vie sur les croyances de base, et ainsi sur la santé mentale et le bien-être de l’individu. Toutefois, la littérature contemporaine associe également l’expérience de l’adversité à certains bénéfices. Dès lors, nous avons postulé que, dans certains cas, les croyances de base ont la capacité de favoriser la résilience. En effet, la nature même des croyances de base d’un individu fait de celles-ci un bouclier considérable contre la vision brute et réaliste du monde. Pour investiguer notre question de recherche, nous nous sommes tourné vers la méthode quantitative. Nous avons procédé à la passation de questionnaires au sein d’un large échantillon issu de la population générale afin de mesurer les croyances de base ainsi que la résilience. Ces variables ont été évaluées avant l’expérience d’un événement négatif de vie tandis que la résilience uniquement a été mesurée au terme de celui-ci. D’une part, nous avons montré que les individus qui ont des croyances de base élevées sont moins sensibles aux événements négatifs de vie que ceux dont les croyances sont faibles. Ceci s’accorde avec ce que la littérature contemporaine avance à ce propos. Ainsi, nous avons pu conclure que les croyances de base constituent un facteur de résilience. D’autre part, nos résultats ont mis en évidence que les épisodes émotionnels négatifs de la vie courante ne sont pas susceptibles d’affecter la résilience. Ce propos va à l’encontre du discours récemment adopté par les auteurs de la littérature. Enfin, nos conclusions peuvent avoir d’importantes implications quant aux interventions menées en psychologie clinique. En effet, celles-ci présentent un intérêt pour la recherche puisqu’il s’agit d’approfondir cette piste dans le but d’amener l’individu en souffrance à développer son potentiel de résilience.