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Laming_31321300_2018.pdf
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- Grâce au développement des modèles cognitifs, la compréhension des systèmes impliqués dans la production écrite se trouve facilitée. Dans le cadre de ce travail, notre intérêt va s’axer l’un de ces systèmes, le buffer graphémique. Il s’agit d’une mémoire de travail à capacités limitées servant d’interface entre les traitements centraux et périphériques de l’écriture. L’objectif de ce mémoire consiste en la normalisation d’épreuves destinées à l’évaluation du buffer graphémique, par la récolte d’un échantillon de 140 participants « sains », répartis sur des tranches d’âge et niveaux scolaires différents. Nous avons sélectionné deux épreuves d’écriture : l’écriture sous dictée et la copie différée. Celles-ci contrastent par leur modalité d’entrée (auditive ou visuelle), mais elles présentent également deux types de stimuli (mots et pseudo-mots) de longueur différente. Les résultats indiquent un fonctionnement relativement normal du buffer graphémique chez les sujets contrôles étant donné que les caractéristiques d’atteinte de ce sous-système (paragraphies littérales, effet de longueur littérale) sont très peu présentes. Nos sujets traduisent plutôt des difficultés provenant du « lexique orthographique », chargé de stocker les représentations orthographiques des mots (erreurs « phonologiquement plausibles »), ou de la voie phonologique (substitutions phonologiquement proches). Ces observations sont d’autant plus importantes pour les individus dont le niveau de formation est faible, quel que soit leur âge. Des effets psycholinguistiques (fréquence, régularité lexicalité) typiquement associés aux composantes centrales de l’écriture se manifestent chez nos participants. Ainsi, les épreuves réalisées dans le cadre de notre étude sont fiables à l’évaluation du fonctionnement du buffer graphémique. Les normes recueillies permettront aux cliniciens de comparer les performances de patients cérébrolésés à celles de sujets contrôles.