L’hospitalisation à domicile en oncologie : Collaboration entre la première ligne et l’hôpital
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- Introduction : Les contraintes économiques, la nécessité de restructuration des hôpitaux et bien d’autres phénomènes obligent à repenser notre système de santé. En parallèle, l’évolution des technologies médicales et la transition vers une médecine personnalisée plus proche de l’environnement du patient engendrent de nouvelles perspectives concernant l’offre de soins. Dans cette idée, la ministre des affaires sociales et de la santé publique, Madame Maggie De Block, propose d’accorder une plus large place aux soins transmuraux et de revaloriser le rôle de la première ligne. C’est dans ce contexte que les projets pilotes d’hospitalisation à domicile ont débuté en Belgique. Le projet pilote du GHDC concernant l’oncologie est en pleine expansion et nous avons décidé d’analyser la collaboration entre la première ligne et l’hôpital. Notre but est de proposer des pistes d’améliorations pour favoriser cette collaboration indispensable à l’évolution de ce projet. Méthodologie : Nous avons réalisé une étude qualitative à partir de deux échantillons. Ceux-ci comprenaient trois membres de l’équipe HAD du GHDC et sept infirmières à domicile du grand Charleroi. Les sujets ont été interrogés selon un guide d’entretien permettant de comparer les résultats. Ceux-ci ont été analysés sur base des déterminants de la collaboration identifiés dans l’article de M.Karam et al. (2018). Résultats : Nous avons pu constater que de nombreux obstacles à la collaboration sont présents dans le projet initié au GHDC. Nous pouvons affirmer que la communication et la coordination peuvent être améliorées par des rencontres physiques et une meilleure clarification du rôle de chacun. Il apparaît comme indispensable d’augmenter les formations mais aussi de créer des outils de collaboration globaux et interconnectés. Enfin il serait intéressant de revaloriser le rôle de la première ligne en lui accordant une confiance plus élevée en ce qui concerne le projet. On pourrait, notamment, imaginer une tarification INAMI permettant de facturer les actes de surveillances des traitements en oncologie.