Prise en charge des risques psychosociaux chez les infirmiers par le département des ressources humaines dans les hôpitaux : réalisations et difficultés
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- Les facteurs de risques psychosociaux sont présents dans tout environnement de travail et sont un amplificateur du stress (Lefevre et Poirot, 2015). A l’heure actuelle, il n’existe pas encore de consensus quant à la définition des facteurs de risques psychosociaux. Dans les hôpitaux, les principaux facteurs de risques sont les suivants (Service public fédéral emploi, travail et concertation sociale, 2012) : la surcharge de travail, le manque de personnel et de moyens, le conflit de rôle, l’ambiguïté des rôles, la charge émotionnelle, l’inefficacité de la communication et le manque de soutien de la direction et des collègues (relations interpersonnelles). L’exposition à ces facteurs de risques a des conséquences physiques et mentales sur le soignant. Un des premiers signes de l’impact de ces derniers est le stress aigu (Observatoire de la souffrance au travail des professionnels infirmiers, 2018). Si cette exposition se prolonge, le stress va s’intensifier et évoluer jusqu’à devenir un stress chronique qui finira en burnout (Fédération française de cardiologie, n.d.). Comme pour les facteurs de risques psychosociaux, le burnout (ou épuisement professionnel) a plusieurs définitions. Celle qui me semble la plus complète est donnée par le Conseil supérieur de la santé (2017). Il se caractérise par trois symptômes : un épuisement émotionnel, une dépersonnalisation et une diminution de l’accomplissement personnel (Service public fédéral emploi, travail et concertation sociale, 2012). C’est une protestation muette qui s’inscrit dans un processus : l’accumulation, la chute et la riposte (Périlleux et Vendramin, 2017). Il existe différentes formes de burnout et leur diagnostic se fait essentiellement par exclusion. Il est essentiel de le distinguer d’autres troubles psychiatriques telle que la dépression (Clumek et al, 2017). Cette escalade, depuis l’exposition aux facteurs de risques jusqu’au burnout, a de nombreuses conséquences. Les plus fréquentes sont les troubles cardiovasculaires (Albieri et al, 2017), les troubles musculosquelettiques (Albieri et al, 2017). Cet épuisement professionnel a également un impact sociétal. Les arrêts de travail liés au burnout coûteraient 140 millions d’euros aux entreprises belges (Delfosse, 2018). Il existe différents outils pour mesurer le burnout. Selon le Conseil supérieur de la santé (2017), les chiffres pour la population belge sont « une estimation à minima par rapport à la prévalence réelle ». La prévalence du burnout varie en fonction de l’outil utilisé pour la mesurer. En Belgique, le burnout est reconnu comme une affection liée au travail (Beswic, 2017) mais pas comme une maladie professionnelle. Cependant, la loi relative au bien-être au travail met l’accent, en autres, sur la prévention des risques psychosociaux au travail (Service public fédéral emploi, travail et concertation sociale, n.d.).