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Arce_11821801_2020.pdf
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- Ce mémoire propose une lecture politique de la phénoménologie de l’affectivité chez Maurice Merleau-Ponty et Marc Richir. La prémisse de notre recherche est que la conceptualisation de la dimension vitale connue sous le nom d’« affectivité » élaborée par des certains courants de la phénoménologie, avec ses nuances et ses analyses minutieuses, offre des éléments pour une compréhension plus approfondie de la conformation des corps politiques, notamment en fonction de la constitution des horizons d'action à partir des dynamiques d'interdétermination des participants d'une conjoncture sociale intersubjective située et incarnée. Notre démarche suive la réhabilitation ontologique du sensible (dans différents les sens du mot) engagée déjà par Merleau-Ponty et continuée par Richir, qui nous aidera à ancrer et à repenser les avancées de la pensée politique de Vladimir Safatle qui, comme nous le verrons, donne aussi à l’affectivité un rôle fondamental dans la conceptualisation de la conformation des corps politiques. La compréhension de l’affectivité comme porteuse d’un contenu ontologique comporte également une remise en question des catégories classiques de l'ontologie et de la philosophie politique, où l'intersubjectivité (ou plus exactement l'intercorporeité) prend le pas sur la catégorie de subjectivité, la circulation des affects sur l'institution des normes, la réversibilité sur tout dualisme métaphysique. Le but de ce travail est donc de proposer une des mises en rapport possibles entre les conceptualisations de l’affectivité de certains phénoménologues avec celles d’une philosophie politique assez éloignée de la phénoménologie, pour esquisser une approche épistémologique qui combine les visées des deux .