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Vandeloise_5160-18-00_2020.pdf
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- La démocratie doit-elle oui ou non revaloriser le conflit ? Il s'agit d'une question actuelle lorsque l'idée d'une société sans conflits est encore largement acceptée. C'est pourquoi l'objet de ce mémoire tente de revaloriser la thématique de la conflictualité sociale à partir d'une lecture machiavélienne. Machiavel est en effet l'un des premiers philosophes à avoir déconstruit l'idée d'une société harmonieuse sans conflits. Machiavel permet de penser à contrecourant des traditions classiques du meilleur régime possible. Ainsi, trois questions peuvent être traitées dans le cadre de ce mémoire. Premièrement, savoir ce qu'est un conflit afin de déconstruire les idées de sens commun qui réduisent le conflit à son seul aspect négatif. Il est possible d'envisager un côté positif mais aussi un rôle et un sens au conflit. Deuxièmement, la question de savoir si le conflit est rationnel ou passionnel, plaçant ainsi au coeur du conflit l'existence d'une affectivité première chez l'homme et du caractère inévitable du conflit. Enfin, la question de l'institutionnalisation du conflit qui permet de penser sa régulation tout en réfléchissant sur les mécanismes institutionnels et leurs limites. Penser ou repenser le conflit en démocratie est donc indispensable lorsque Machiavel en fait un élément nécessaire à l'institution du social, ce qui sera un élément commun à d'autres auteurs contemporains (Georg Simmel, Jacques Rancière, Axel Honneth, Jürgen Habermas ou encore Claude Lefort) que nous analyserons dans le cadre d'une prolongation d'une lecture machiavélienne.