ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Minorités visibles d’origines étrangères : les invisibles des politiques de la diversité.

(2020)

Files

Benayad8259-17-002020.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 1.17 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
En Belgique, le thème de la diversité est au centre de toutes les préoccupations. Il va jusqu’à définir les futures lignes des politiques d’intégration et de lutte contre la discrimination des différents gouvernements et entreprises. A ce titre, nous avons décidé de nous pencher sur les cas de l’Agence Bruxelles Propreté qui est aujourd'hui un des premiers employeurs de main-d'œuvre peu qualifiée en Région de Bruxelles-Capitale. Selon notre hypothèse qui s’articule en trois parties, l’agence souffrirait d’inégalités structurelles perceptibles, autant chez les ouvriers que les employés issus de minorités visibles, dues notamment au phénomène d’ethno stratification. Cette situation d’inégalité pourrait être résorbée par une politique de gestion de la diversité plus attentive à ce groupe fragilisé socio économiquement. Dans le cadre de notre recherche, nous essayerons de comprendre comment une idéologie de la diversité, en tant que contexte normatif dans l’entreprise, influence les facteurs émiques entre les salariés. Après un bref rappel, concernant l’aspect législatif, qui encadre la lutte contre la discrimination et la promotion de la diversité, notre recherche abordera certains éléments qui composent aujourd’hui le champ nouveau de la sociologie des discriminations. Dans un premier temps nous nous intéresserons aux inégalités ethno raciales dans le marché du travail avec comme source principale les travaux de Safi (2013) afin de mieux comprendre ses mécanismes sous-jacents et structurels, tout en présentant les conceptions d’ethnicité et de race présentés par l’auteure. Ces définitions nous permettront de clarifier l’impact de l’utilisation de ces notions dans les publications actuelles. Les différents Monitorings socio-économiques du Service Public Fédéral Emploi, du centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (Unia) et le service public bruxellois de l’emploi (ACTIRIS) nous apporteront quant à eux, des éléments empiriques supplémentaires de corrélation entre les variables origine, historique migratoire et discrimination sur le marché de l’emploi. Aussi, nous tenterons de comprendre certaines postures en termes de stratégies de mobilité sociale en mobilisant les notions d’identités sociales et les concepts « habitus de classe », propres à l’approche de Pierre Bourdieu face aux inégalités, ainsi que les obstacles structurels peu connus de « l’impact du phénomène d’intériorisation de la discrimination chez les personnes issues de l’immigration » (Rapport Fondation Roi Baudouin, 2015). Des précisions seront notamment abordées sur des terminologies souvent utilisées telles que : minorités visibles et personnes issues de l’immigration ou d’origine étrangère. Ensuite, nous examinerons quelques théories à travers l’angle disciplinaire de la sociologie des discriminations, sur base du travail de Milena Doytcheva et son approche critique de la notion de diversité. Puis, nous traiterons sous le point de vue de la psychologie sociale, des notions telles que la gestion et l’idéologie de la diversité, les relations, les attitudes et comportements intergroupes ainsi que les catégorisations et représentations sociales.