L'exigence du "Leverage Ratio" sous Bâle III dans le but de stabiliser le système bancaire
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- L’une des causes sous-jacentes de la crise financière de 2007-2008 a été l’agrégat d’un effet de levier financier démesuré au bilan et hors bilan dans le système bancaire. Cependant, de nombreuses banques étaient massivement endettées tout en présentant de solides ratios de capital pondérés par le risque. Devenu les mots d’ordre au lendemain de la crise, « la stabilité du système bancaire » se transpose dans les objectifs du nouveau dispositif de Bâle (dit de Bâle III) marquant ainsi la volonté du législateur à lutter contre la vulnérabilité des banques et à limiter le risque d’externalités négatives dues à une interdépendance croissante entre les établissements financiers. En 2013, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a introduit un ratio d’endettement – le Leverage Ratio – qui n’est pas basé sur le risque et qui est complémentaire aux autres exigences de capital elles-mêmes fondées sur le risque. Son objectif ? Limiter l’accumulation de l’effet de levier du système bancaire et pallier aux lacunes de Bâle II en la matière, en imposant aux banques le maintien d’un montant de 3% de fonds propres selon leurs positions au bilan et hors bilan. Néanmoins, la littérature ne semble pas aussi homogène à l’égard de son instauration qu’elle ne l’est à propos de la problématique de l’effet de levier. Le ratio fait débat. Les avis divergent. Cette dissemblance d’opinions quant à ses bienfaits forge ainsi le postulat du mémoire, le fondement de ma réflexion, m’amenant à me demander si le ratio contribue bel et bien à stabiliser le système bancaire.
Citations
Bosmans, M. (2017). L’exigence du “Leverage Ratio” sous Bâle III dans le but de stabiliser le système bancaire. https://dial-mem.test.bib.ucl.ac.be/handle/2078.2/15961