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Vo_81301400_2019.pdf
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- Aujourd’hui, les offres de comptes d’épargne sont nombreuses et variées mais aux yeux des consommateurs belges, l’élément le plus important reste le taux d’intérêt proposé par les établissements bancaires. Toutefois, ce critère n’est pas le seul à devoir être pris en compte. En effet, déposer son argent sur un compte d’épargne peut aussi poser quelques inconvénients : Y a-t-il un risque de perdre son dépôt ? Peut-on retirer son argent comme on le souhaite ? Qu’est-ce qui justifie les différences entre les taux d’intérêts ? Une épargne à l’étranger est-elle plus intéressante ? Quels bénéfices pourrait-on alors revendiquer et pour quelles contraintes ? Ce rapport vise à répondre à ces questions en comparant sur un horizon de 10 ans les principales solutions d’épargne de la Belgique, de l’Allemagne et de la Grèce, et ce sur base des taux de rendement interne, des valeurs actuelles nettes, des primes de risque et des primes de liquidité. L’enseignement général du travail est le suivant : quel que soit le risque de crédit inhérent à une formule d’épargne, le rendement de celle-ci est surtout dû à la prime de liquidité qu’il comporte. Un épargnant doit en fait vérifier s’il est justement rémunéré pour la privation de capital que son investissement implique. L’épargnant belge trouvera ainsi les rendements des comptes à terme allemands très intéressants s’il accepte de se priver de ses avoirs pendant une décennie. À l’inverse, les formules d’épargne grecques seront à proscrire à causes des faibles retours sur investissement, mais surtout à cause des risques de crédit des institutions bancaires helléniques. Par ailleurs, les obligations souveraines belges s’avèrent être un compromis acceptable entre rendement, liquidité, et risque de crédit.