Approche comparée des modèles de monétisation et de leur application sur le marché de la presse écrite belge
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- Ce mémoire débute sur la problématique suivante : « En quoi les nouvelles habitudes de consommation changent-elles les stratégies numériques de la presse en ligne ? En quoi la numérisation change-t-elle les habitudes de consommation ? » . Depuis les années 90 et sa démocratisation, Internet a en effet pris une place de plus en plus importante comme mode de consommation d’une information. Les sites d’actualités se sont en effet multipliés. Tantôt vitrine d’un titre de presse présent sur format papier, tantôt site « multi-tâches », il ne peut néanmoins pas contre-balancer la santé périclitant du journal en format papier. De nombreux titres de presse redoublent donc d’efforts pour monétiser leur site internet. Néanmoins, Internet demeure un format privilégié pour consulter de l’information. Les éditeurs n’ont dès lors pas le choix que de monétiser cette information sur format digital, bien que les internautes soient réticents à payer. Il y a évidemment les différentes formules d’abonnements mais aussi le display advertising ou encore les vidéos sponsorisées/publicitaires qui sont plébiscités par les éditeurs. Les « Paywalls », soit des murs à péage, sont notamment présents sous différentes formes. Le cas le plus notable est évidemment le New York Times, dont le metered paywall lancé en 2011 gagne en rentabilité au fil des ans. Il y a aussi le « Versioning » ou encore le « Freemium », soit une stratégie mixant contenu payant et gratuit. Plus vulnérables en raison de leur taille plus réduite, les petits marchés comme l’Ecosse, le Danemark ou encore la Belgique réagissent et s’organisent avec des stratégies parfois différentes. Du côté des cinq sites belges francophones d’actualité principaux que sont Le Soir.be, Sundinfo.be, L’Avenir.net, DH.be et La Libre.be, on a à chaque fois opté pour du « Freemium » . Néanmoins, ces stratégies rencontrent un succès soit timide soit moyen, les représentants des groupes de presse ROSSEL, L’AVENIR et IPM n’excluant pas d’autres possibilités de monétisation comme un système de micro-paiement.