ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Big Data : Est-il possible de se cacher du monde numérique ? Par quels moyens et avec quels risques ?

(2019)

Files

Sellier_04021400_2019.pdf
  • Open access
  • Adobe PDF
  • 1.2 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Dans ce travail, nous considérons tout d’abord que « se cacher du monde numérique » équivaut à ne pas laisser de traces numériques que l’on puisse lier à notre identité. Dans la revue de la littérature, l’apport de Louise Merzeau, Fabrice Rochelandet et Grazia Cecere nous pousse à poser l’hypothèse qu’il n’est pas possible de se cacher du monde numérique. Pour vérifier cette dernière, nous dressons un inventaire des traces que nous laissons, en passant par les smartphones, les ordinateurs, certains services web, les réseaux sociaux et des éléments sortant du cadre du web. Par après, cet inventaire est repris pour essayer de trouver des solutions permettant de limiter nos traces, via des outils, habitudes et techniques. Dans cette partie, nous voyons déjà que certains éléments sont particulièrement compliqués à solutionner, comme par exemple le fournisseur d’accès internet, qui capte des données même si nous utilisons de puissants outils pour nous cacher, ou le smartphone, un indispensable de notre société laissant de nombreuses traces. Nous mettons ensuite à profit ces outils dans une expérience ayant comme objet central la minimisation de l'emprunte numérique d'un individu durant une certaine période. A la fin de celle-ci, nous faisons valoir notre droit d’accès à nos données personnelles auprès de plusieurs entreprises pour que ces dernières envoient toutes les informations qu’elles possèdent à notre sujet. Grace à cela, une vérification scientifique est réalisée en observant si certaines entités ont capté des traces durant la période de cette expérience. C’est le cas pour plusieurs d’entre elles, analyse permettant de valider l’hypothèse selon laquelle il n’est pas possible de se cacher du monde numérique. Après cela, ces résultats sont validés lors de l’interview d’un expert du milieu et une enquête nous aide à objectiver certains aspects de ce travail. Finalement, et en partie grâce à cette expérience, nous passons à une partie concernant les limites, difficultés et risques du comportement d’une personne souhaitant minimiser ses traces. Nous y voyons qu’une telle expérimentation n’aurait pas pu être poursuivie indéfiniment et que des données supplémentaires auraient inévitablement été générées, ce qui confirme la validation de l’hypothèse selon laquelle il n’est pas possible de se cacher du monde numérique. Il ne faut également pas oublier les risques pour les entreprises, qui seraient presque toutes impactées par de tels comportements, principalement à cause de la fin de la publicité ciblée, des systèmes de recommandation et une faible productivité de leurs employés.