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Se reconstruire par l’art : analyse par le récit de vie de quatre artistes exilés suite à des situations collectives de violence politique

(2016)

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Les situations collectives de violence politique ont touché et touchent encore l’humanité aujourd’hui. Elles sont responsables de désordres psychiques aussi bien chez les agresseurs que chez les agressés, et poussent bon nombre d’individus à prendre la route de l’exil. Notre revue de littérature met en évidence des tentatives de soin de la part des professionnels du social et de la santé, qui utilisent la médiation artistique pour prendre en charge la reconstruction de ces personnes. Les difficultés internes et externes engendrées par ces situations de violence peuvent se retrouver autour de deux notions : celle du traumatisme psychique et de l’expérience de l’exil. Toutes les deux manifestent une nécessité de la part du sujet à entamer un travail de deuil, d’élaboration de leurs histoires, pour ainsi pouvoir se reconstruire. Quatre récits de vie d’artistes exilés suite à des violences politiques collectives ont fait l’objet de notre recherche. Nous avons pu mettre en évidence les facteurs de résilience qui ont permis à nos narrateurs de se reconstruire, l’un d’entre eux a fait l’unanimité : l’art. L’art leur a permis progressivement, et parfois instantanément, de se manifester, de se donner une place, de se créer eux-mêmes sur le fond et au-delà de leurs pays, leurs parents, leurs expériences douloureuse et d'horreur. L’acte créateur a eu en effet une fonction thérapeutique chez nos narrateurs, en leur apportant la possibilité d’extérioriser les émotions en lien avec ce vécu, ainsi que d’élaborer leur histoire. Ces résultats soutiennent que l’activité artistique est d’autant plus efficace lorsque celle-ci est accompagnée d’une recherche consciente des messages que l’acte créateur véhicule. Sans cela, les limites de l’art se manifestent et il est possible, parfois, que ses effets soient néfastes pour la personne. Ce mémoire ouvre plusieurs pistes de recherche, comme celle de mettre en évidence la place de l’art dans le soin thérapeutique.