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Les déterminants de la dynamique entrepreneuriale dans les pays économiquement développé

(2015)

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L’objectif du mémoire est d’un peu plus percer les interrogations gravitant autour du phénomène entrepreneurial. L’idée est de mieux percevoir la dynamique entrepreneuriale grâce une étude de ses déterminants. Pour ce faire, deux principales questions sont soulevées. Premièrement, le but du mémoire est de vérifier le caractère autorégressif de l’entrepreneuriat. Autrement dit, est-ce que l’entrepreneuriat peut-être considéré comme un processus s’alimentant de lui-même? Deuxièmement, si le caractère autorégressif s’avère confirmé, il s’agira de le comparer avec les effets d’autres déterminants liés à des caractéristiques environnementales. Pour répondre à ces questions, une analyse économétrique sera conduite sur base d’une modélisation de l’entrepreneuriat. Pour pouvoir modéliser correctement le phénomène entrepreneurial, une recherche théorique s’impose. Premièrement, les recherches théoriques du mémoire consistent en un bref survol des principales études entreprises dans le domaine. De manière unanime, les études semblent converger vers le fait que l’entrepreneuriat renforce la structure économique et dope la croissance économique. De ce fait, les politiques et les initiatives privées se sont intéressés de manière de plus en plus ardue au sujet. C’est pourquoi les projets d’étude sur l’entrepreneuriat fleurissent depuis quelques dizaines d’années. A ce propos, Landström (2008) explique que les recherches en entrepreneuriat ont traversé plusieurs phases ces dernières décennies. De plus, il est important de noter que l’entrepreneuriat demeure une discipline à caractère hautement interdisciplinaire. Autrement dit, la problématique peut être abordée sous de nombreuses perspectives et donc, de nombreux thèmes de recherche peuvent piloter les travaux d’analyse. Ensuite, la recherche théorique s’intéresse à parcourir les différentes définitions de l’entrepreneuriat proposées par les chercheurs au cours de l’histoire. Les auteurs perçoivent l’entrepreneuriat différemment l’un de l’autre. Chacun d’entre eux liait le concept entrepreneurial à des aspects spécifiques du champ d’étude. Ainsi, certains centrent leurs définitions sur le concept de génération de profit, d’autres focalisent leur compréhension sur la notion de prise de risque,... Après, étant donné les fins statistiques de l’étude, il est nécessaire de pouvoir quantifier l’entrepreneuriat grâce à des indicateurs statistiques. Dans cette optique, deux organismes mesurant l’entrepreneuriat ont été retenus : l’OCDE et le GEM. Ces deux organismes appréhendent le phénomène entrepreneurial de manière quelque peu différente. En bref, l’OCDE voit l’entrepreneuriat comme un événement ponctuel alors que le GEM le comprend comme un processus à plusieurs étapes. De plus, le GEM focalise principalement ses études sur les individus alors que l’OCDE centre son analyse sur la firme. Enfin, la dernière section théorique du mémoire présente les principaux déterminants de l’entrepreneuriat. Cette section est décisive puisqu’elle servira de référence théorique pour modéliser les variables dépendantes de l’entrepreneuriat. Dans la littérature sur l’entrepreneuriat, les chercheurs proposent une multitude de déterminants différents. Dans le cas de notre question de recherche, nous nous arrêterons à deux grandes visions. La première est l’hypothèse d’Holcombe (1998) selon laquelle l’entrepreneuriat est un processus autorégressif. La deuxième est la vision de Baumol (1990) et Kirzner (1997) et elle concerne les déterminants liés aux caractéristiques environnementales. Ces derniers expliquent que le niveau global d’activité entrepreneuriale d’un pays s’explique par la conséquence d’une interaction entre son capital humain, son niveau développement et ses institutions. Après clarification des fondements théoriques, la partie pratique pourra être entamée. D’abord, il est utile de clairement énoncer quelles sont les hypothèses qui seront testées. Conformément à la littérature consultée, il y a aura deux hypothèses principales. Premièrement, il s’agira de tester le caractère autorégressif de la dynamique entrepreneuriale. Deuxièmement, l’analyse économétrique consistera à comparer l’effet autorégressif avec les effets de toutes les autres variables liées aux caractéristiques environnementales. Au total, notre modèle économétrique de l’entrepreneuriat comptera 11 variables explicatives : l’entrepreneuriat (en tant que variable retardée), le taux de croissance de la population, le taux de scolarisation, le taux de chômage, le taux de croissance du PIB par habitant, le taux d’intérêt débiteur, les dépenses en recherche et développement, les coûts de procédure de démarrage d’une entreprise, les échange commerciaux, l’inflation et le taux de chômage. Quant à notre base de données, elle consistera en une liste de 28 pays de tout continent et économiquement développé. En outre, la période sur laquelle s’opéreront les analyses commence en 2001 et s’étend jusqu’en 2013. Enfin, le modèle économétrique choisi pour piloter les analyses est le modèle linéaire dynamique des données de panel et logiciel statistique utilisé est STATA (version 10). Après quelques réhabilitations de la base de données, les outputs générés sont assez explicites. En effet, les premiers résultats obtenus confirment bien le caractère autorégressif de l’entrepreneuriat. Plus encore, ils démontrent qu’il s’agit du facteur explicatif le plus influent de l’entrepreneuriat. Ensuite, il s’avère que le taux d’imposition influence positivement le niveau global entrepreneurial. Ce résultat peut être interprété par l’effet relatif de la taxe et son effet de fraude. L’effet relatif suppose que la taxe peut être ciblée vers une forme spécifique d’organisation au détriment d’autres. Ainsi, une augmentation de la taxe peut déclencher une ruée soudaine d’entrepreneurs vers les formes d’organisation les moins imposées. En parallèle, l’effet de fraude présume une volonté des entrepreneurs de profiter d’opportunités de réduction des charges fiscales. Par ailleurs, le coût de procédure de lancement d’une entreprise admet une influence négative sur l’entrepreneuriat en raison de l’augmentation des coûts d’entrée provoquée. Ensuite, le taux d’inflation, de par la diminution des salaires réels des travailleurs qu’il provoque, constitue un facteur favorable à l’entrepreneuriat. En effet, les travailleurs voyant leur salaire réel diminué, les agents économiques sont tentés de se lancer leur carrière professionnel en tant qu’indépendant. Et enfin, le taux de brut de scolarisation constitue également un facteur explicatif positif de l’entrepreneuriat. Ce résultat est expliqué par l’amélioration des compétences de prise de décision des individus ainsi que leur meilleure compréhension des marchés suite à une amélioration du niveau d’éducation national. En résumé, il ressort de nos analyses économétriques que le facteur le plus influent de l’entrepreneuriat n’est autre que l’entrepreneuriat lui-même. Le caractère autorégressif est donc bien confirmé. Ensuite, dans des moindres proportions, d’autres variables agissent également positivement sur l’entrepreneuriat. En effet, en respectant l’ordre décroissant des effets des variables, le taux d’imposition des revenus, le taux d‘inflation et le taux de scolarisation influent positivement sur le taux d’activité entrepreneurial global. Et, le coût administratif de lancement d’entreprise laisse apparaître un effet négatif sur l’entrepreneuriat.