L’évaluation des actifs immatériels comme indice de confiance des valorisations de sociétés : Cas pratique de l’évaluation d’une Startup
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- Les actifs immatériels prennent une place de plus en plus importante dans la valeur des entreprises, et ce, dans pratiquement tous les secteurs économiques. Une partie d’entre eux ne peuvent apparaitre dans les comptes des entreprises qui en bénéficient. Pourtant beaucoup d’auteurs académiques ont produit des recherches prouvant la valorisation par le marché d’éléments absents des bilans. D’un autre côté, force est de constater que les marchés sont changeants. En temps de crise, ils ne valorisent pratiquement plus ces facteurs immatériels, se réfugiant vers la valeur comptable des sociétés. Dès lors, il devient capital de comprendre dans quelle proportion la valorisation de ces immatériels est justifiée. Pour ce faire, l’évaluateur ne peut compter sur les méthodes d’évaluation traditionnelles car elles valorisent les actifs immatériels sans les analyser. Une méthode assez récente et peu répandue est présentée et mise en pratique dans le cas de l’évaluation de la société Sigma, une start-up informatique belge. Cette méthode d’évaluation des actifs immatériels est produite par le groupe de travail Thésaurus-Bercy. Elle se déroule en deux phases, les actifs immatériels sont tout d’abord évalués qualitativement afin d’en connaitre l’état. Ils sont ensuite valorisés financièrement. Le modèle Thésaurus-Bercy permet donc une valorisation des actifs immatériels qui corroborera ou non la valeur de la société calculée de manière traditionnelle. Dans le cas de la société Sigma, le modèle Thésaurus-Bercy confirme la valeur du capital immatériel inclus dans la valorisation globale de la société. Bien qu’imparfait, le modèle Thésaurus-Bercy a le mérite de pouvoir être mis en pratique simplement avec des bases mathématiques plus solides que d’autres modèles plus axés sur le qualitatif et donc, plus subjectifs. Ce modèle gagnerait à être approfondi et appliqué à diverses entreprises ce qui permettrait de confirmer si les très bons résultats obtenus dans le cas de Sigma s’étendent également dans d’autres évaluations.