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Les moyens non judiciaires mis en oeuvre par l'Etat belge, ses entités fédérées, villes et communes pour faire face au radicalisme islamiste.

(2017)

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J’ai choisi de consacrer mon mémoire à l’analyse d’une politique publique, à savoir «les moyens non judiciaires mis en œuvre par l’État belge, ses entités fédérées, villes et communes pour faire face au radicalisme islamiste». J’entends analyser cette thématique sur base de la question de recherche suivante : les structures fédérales de l’État belge ont-elles eu un impact sur la mise en oeuvre d’une politique cohérente en matière de radicalisation ? Mon hypothèse de base est que, effectivement, la fragmentation des compétences, la dispersion des moyens financiers, ou encore la différenciation des coalitions partisanes – inhérentes à la structuration d’un État fédéral -, affectent la mise en place d’une politique cohérente en ce domaine. S’il semblait a priori logique que le volet «répressif» soit assuré par le niveau fédéral, détenteur des pouvoirs régaliens, que le volet préventif relève du niveau communautaire et régional, et que le travail de base et de proximité soit assumé au niveau des communes, il n’en reste pas moins qu’en certaines matières, il existe des «zones grises» où plusieurs niveaux de pouvoir peuvent être impliqués. De plus, la fusion région-communauté pratiquée en Flandre depuis 1980 permet une approche plus coordonnée à sa source, alors que dans les autres entités, la gestion de la Région de Bruxelles-Capitale est traditionnellement très compliquée (alors que pourtant une bonne partie de l’épicentre du phénomène est situé sur son territoire), la région wallonne s’est mise volontairement en retrait par rapport à la Communauté française Wallonie-Bruxelles, une entité qui fonctionne avec un budget dit de «l’enveloppe fermée» et sans capacité fiscale propre. À titre de «clé de voûte», j’intégrerai mon mémoire dans le cadre théorique développé par l’école néo-institutionnaliste, qui m’est apparue comme particulièrement indiquée pour rencontrer les exigences de l’analyse d’une politique publique dont la conception et la mise en œuvre relèvent, dans le cas particulier de cet État fédéral belge, de plusieurs niveaux de pouvoir. Le modèle néo-institutionnaliste dit du «choix rationnel» permet de rendre compte de la diversité des approches des différents niveaux de pouvoir lorsque les considère sous l’angle idéologique, de «droite» au niveau fédéral et de «gauche» au niveau des entités fédérées. C’est notamment par rapport au contexte français (ou du moins en relation avec lui) qu’ont émergé, en Belgique, des clivages partisans, clivages différenciés en fonction du niveau de pouvoir et de la configuration majorité-opposition.