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Action publique locale de sécurité et de prévention : Politique de lutte contre la radicalisation dans quatre communes wallonnes

(2017)

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L’actualité récente en lien avec les attentats a fait revenir sur le devant de la scène les questions sécuritaires dans de nombreux pays et notamment les questions liées au terrorisme et à la radicalisation. C’est donc dans ce contexte international que nous nous sommes intéressés à la mise en œuvre au niveau local des politiques publiques de sécurité et de prévention, et plus précisément à la lutte contre la radicalisation. En Belgique, ces politiques publiques sont financées par le Fédéral et traduites dans des « Plans Stratégiques de Sécurité et de Prévention » (PSSP) mis en œuvre au niveau local. Récemment, d’autres niveaux de pouvoir ont commencé à soutenir également des programmes de lutte contre la radicalisation via des subventions accordées aux villes et communes. L’objectif de ce mémoire est de répondre aux questions suivantes : pourquoi et comment les questions de lutte contre la radicalisation sont-elles intégrées dans les politiques publiques des différentes villes étudiées ? Quels sont les écarts observés dans la mise en œuvre de ces politiques ? Et quels sont les facteurs qui permettent d’expliquer cette hétérogénéité ? Pour ce faire, sur base du cadre théorique de la mise en œuvre dans l’analyse de l’action publique locale et, au travers d’entretiens semi-directifs, nous avons interrogé les acteurs locaux en charge du pilotage de la lutte contre la radicalisation dans quatre communes wallonnes. Notre enquête de terrain nous a permis de montrer qu’une structure administrative stable, soutenue par le pouvoir politique et la police locale, influence fortement la mise en œuvre de la politique locale de lutte contre la radicalisation. Nous avons également mis au jour que la vision des fonctionnaires responsables influence également largement la mise en œuvre de la politique. À l’inverse, la mobilisation des publics cibles indirects au niveau local, exprimant des demandes et mettant en place des stratégies d’influence auprès de l’autorité (politique, administrative et policière), n’est, selon nous, pas un facteur suffisamment explicatif des écarts observés. Ceci permet de nous éclairer sur la mise en œuvre de politiques locales différentes, qui naissent de parcours contrastés, façonnées par des dynamiques institutionnelles propres et par une vision subjective. Les metteurs en œuvre locaux bricolent, en fonction de moyens et de subsides disponibles et influencent grandement les orientations retenues. Les acteurs construisent leur propre interprétation et ce, notamment, en raison des ambiguïtés, des incohérences, de l’imprévisibilité des moyens et des objectifs flous des programmes gouvernementaux.