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L’échec des islamistes au pouvoir : Le cas des Frères musulmans en Égypte et Annahdha en Tunisie

(2018)

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Le « printemps arabe » présenta une opportunité politique aux islamistes pour accéder au pouvoir. Après les élections législatives et présidentielles en Égypte (respectivement en novembre/janvier 2011-2012 et en juin 2012) les « Frères musulmans » représentés par leur parti (le Parti de la Liberté et de la Justice) devinrent la première force politique avec une majorité au parlement et un président élu. Les élections constituantes en Tunisie en octobre 2011 consacrèrent la victoire d’Annahdha ce qui lui a permis de former un gouvernement de coalition avec deux partis laïques. Ce succès fut éphémère, en juillet 2013 le président des FM sera déchu par une vague de protestation populaire couronnée par un coup d’État de l’armée. L’interdiction frappa la Gamaâ des FM et les persécutions envahirent ses rangs. En Tunisie, la pression de la société civile obligea Annahdha à négocier sa sortie du pouvoir tout en participant à la promulgation de la constitution comme une étape importante de la transition démocratique. Si le constat de l’échec est unique, le sort des deux formations n’est pas le même. En se basant sur la théorie du mouvement social et le concept de la légitimité, ce mémoire éclaircira les causes de cet échec. L’ambiguïté idéologique, le double cadrage, le conservatisme, les résistances des acteurs de l’environnement politique, l’absence de la légitimité révolutionnaire, la vulnérabilité de la légitimité électorale et la médiocrité la légitimité par les outputs, constituent les éléments clés explicatifs de la sortie prématurée des FM et Annahdha du pouvoir. En revanche, l’autonomisation politique d’Annahdha, les dynamiques intra-organisationnelles au profit de son aile modérée et l’intervention de la société civile contribuèrent à normaliser l’existence d'Annahdha, consacrer son rôle politique et réussir la transition démocratique en Tunisie. À l’opposé, la dépendance du PLJ envers le mouvement des FM, la suprématie de l’aile radicale en son sein ainsi que la nature institutionnelle des résistances menées essentiellement par une armée puissante et un juge politisé conduisirent à l’échec de la transition et le renvoi des FM vers la clandestinité.