Le système politique jordanien de 1989 à nos jours. L'inclusion des minorités au jeu politique.
Files
Symoens_95941300_2019.pdf
Closed access - Adobe PDF
- 1.47 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- L’aspiration à la démocratie semble être universelle. Et même si la démocratie libérale telle que l’Occident en donne l’étalon reste le modèle sur lequel se calquent la plupart des pays en transition, les Orientalistes ont souvent vu dans le « retard », terme auquel on préférera « déficit », démocratique des sociétés arabes la conséquence de conditions structurelles propres à la région et à l’ « Etat arabe ». Mais l’Etat arabe est justement caractérisé par une mosaïque identitaire. Ces sociétés plurielles favorisent-elles l’émergence du système démocratique ou, au contraire, ces composantes servent- elles d’outil dans l’arène politique pour conserver le pouvoir entre les mains du régime ? C’est à ces questions que nous tentons de répondre, par le cas jordanien. En effet, la transition démocratique de la Jordanie, si elle connaît des avancées substantives dans certains domaines, tarde à se faire jour de manière globale et à aboutir à une véritable monarchie constitutionnelle parlementaire. Elle semble faire des avancées nécessaires à la perpétuation du pouvoir hachémite sans que les composantes sociétales n’y gagnent une plus grande participation politique, et quand cette dernière est mise en place elle risque de ne pas réussir à mener à plus d’autonomisation du politique par rapport au régime. Les minorités jouent alors le jeu, intéressé ou non, du Palais et participent du statu quo du système.