L’impact de la déshumanisation organisationnelle sur le travail émotionnel des employés. Un examen des modérateurs et des conséquences
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- L’objectif de ce mémoire est d’étendre les recherches sur la relation entre la déshumanisation organisationnelle et le travail émotionnel de surface des employés qui, à notre connaissance, n’a été étudiée que par Nguyen et Stinglhamber (2018). La première partie du mémoire est dédiée à l’explication théorique de nos concepts au travers de la littérature scientifique existante et à notre modèle de recherche. Nous avons émis l’hypothèse que la déshumanisation organisationnelle aurait une influence sur le travail émotionnel de surface et que cette relation serait modérée par les règles d’affichage négatives, l’engagement aux règles d’affichage, l’auto-contrôle des émotions et le conformisme. De plus, nous avons posé l’hypothèse que la relation entre la déshumanisation organisationnelle et certaines de ses conséquences (i.e., l’épuisement émotionnel, la satisfaction au travail, la performance "in-role") serait médiée à travers le travail émotionnel de surface. La seconde partie décrit notre étude menée sur le terrain. Au total, 308 employés ont répondu à notre questionnaire électronique, diffusé dans un hôpital et auprès de notre réseau. Les résultats de nos analyses statistiques confirment que la déshumanisation organisationnelle est un antécédent du travail émotionnel de surface. Ce dernier est également un médiateur permettant d’expliquer l’effet indirect de la déshumanisation organisationnelle sur l’épuisement émotionnel et la satisfaction au travail des employés. La relation entre le travail émotionnel de surface et la performance "in-role" ne s’est, quant à elle, pas avérée significative. Par ailleurs, nos résultats ont indiqué que les règles d’affichage négatives et l’engagement à ces règles ont un effet de modération modérée dans la relation entre la déshumanisation et le travail émotionnel de surface. Cet effet s’étend à la médiation du travail émotionnel de surface dans la relation entre la déshumanisation organisationnelle et certaines de ses conséquences (i.e., l’épuisement émotionnel et la satisfaction au travail). De plus, nos résultats ont démontré que l’autocontrôle et le conformisme avaient également un effet de modération modérée dans la relation entre la déshumanisation organisationnelle et le travail émotionnel de surface. En revanche, cet effet de modération modérée s’étend uniquement à la médiation du travail émotionnel de surface dans la relation entre la déshumanisation organisationnelle et la satisfaction au travail. Pour terminer, nous discutons les limites de notre étude, des suggestions de pistes pour de futures recherches et quelques implications pratiques de notre travail telles que des formations au sein des organisations.