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Le contact intergroupe qualitatif comme outil d’amélioration des attitudes à l’égard des chômeurs : Le rôle médiateur de l’individuation, de la prise de perspective et des menaces intergroupes.

(2019)

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Dans une société structurée et organisée autour du travail comme la nôtre, le fait d’avoir un emploi est perçu comme un devoir moral impliquant la responsabilité de chacun. Dès lors, le chômage représente un écart par rapport à la norme sociale et sera source de stigmatisation. Cette stigmatisation se caractérise par l’existence de nombreux stéréotypes négatifs à propos du groupe des chômeurs. Par exemple, ceux-ci sont réputés « fainéants, incompétents et parasites » (Herman & Van Ypersele, 1998). Or, comme l’ont montré les travaux de Cuddy, Fiske & Glick (2007), les stéréotypes influencent les attitudes intergroupes. Il n’est dès lors pas surprenant de constater que les attitudes à l’encontre des chômeurs dans notre société sont majoritairement négatives, voire hostiles. Depuis les années 1950 et les travaux d’Allport (1954), de nombreux travaux se sont intéressés au potentiel du contact intergroupe pour améliorer les attitudes entre les groupes sociaux. Kenworthy, Turner, Hewstone & Voci (2005) ont postulé que des variables telles que l’individuation, la prise de perspective et les menaces intergroupes étaient des médiatrices de la relation entre le contact intergroupe et les attitudes intergroupes. Ce mémoire s’inscrit dans la continuité des travaux de Kenworthy et ses collaborateurs (2005) et vise à tester si leurs suggestions s’appliquent également au cas des chômeurs. La question de recherche de ce mémoire est : « La qualité des contacts intergroupes qu’un individu entretient avec des personnes au chômage contribue-t-elle à développer des attitudes positives à l’égard de ces dernières ? Cette éventuelle relation est-elle médiée par des mécanismes comme l’individuation, la prise de perspective et les menaces intergroupes symboliques et réalistes ? ». Pour tenter de répondre à cette question, nous avons réalisé une étude quantitative sur base de données récoltées auprès de 316 participants volontaires via un questionnaire en ligne. L’analyse de ces données nous a permis de confirmer que le contact intergroupe qualitatif contribuait à améliorer les attitudes envers les chômeurs et que les suggestions formulées par Kenworthy et ses collaborateurs (2005) pouvaient être généralisées à la population des chômeurs.