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Les Pygmées peuvent-ils participer ? L'utopie de la ''représentation" dans l'arène de préparation de la REDD+ au Cameroun

(2019)

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La conférence de Rio sur l’environnement et le développement en 1992 a marqué l’instauration d’une ère nouvelle dans les modes de gestion et de conservation des ressources naturelles. Les populations locales, qui étaient naguère en marge des processus de décision, sont désormais replacées au centre des négociations internationales sur la nature. Dans cette mouvance, de nombreux projets de gestion et de conservation basés sur les principes d’une démarche participative – qui s’est théoriquement imposée face aux logiques néolibérales et écosystémiques – voient le jour et sont implémentés dans les pays du Sud. Mais les expériences d’échec conduisent de nombreux auteurs à s’interroger sur l’opérationnalité du paradigme participatif qui sous-tend les modes de gestion de ces projets, en relation avec les réalités endogènes des pays concernés. Cette recherche s’insère dans ce questionnement théorique général, en essayant de le circonscrire à la problématique des conditions qui sous-tendent l’implication des peuples autochtones dans les projets de gestion et de conservation des forêts en Afrique, et plus particulièrement dans la phase déjà décisive de conception de ces derniers. Pour ce faire, la méthodologie retenue a été de procéder à la mise en exergue de ces conditions à travers la réalisation d’une étude de cas sur l’implication des peuples Pygmées de l’Est du Cameroun dans la préparation du mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre dus à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+). A la suite du traitement et de l’analyse des informations collectées à partir d’entretiens approfondies menées auprès de différents publics cibles (Institutions, OSC et Associations de Pygmées Baka), il ressort que deux principaux facteurs ont conditionné et contraint l’implication des peuples autochtones dans l’élaboration de la REDD+ au Cameroun : (i) l’état de précarité juridique dans lequel vivent ces peuples et qui se traduit par l’absence d’une reconnaissance formelle de leurs droits coutumiers forestiers ; c’est ce que nous avons traduit par la catégorie de contrainte de spécification autochtone ; (ii) le caractère élitiste des consultations et les jeux de pouvoir et de leadership au sein des structures représentatives de ces peuples (OSC et associations Pygmées), qui coiffent l’objectif même de défense des intérêts autochtones dans les processus de consultations et de prises de décision ; c’est ce que nous avons traduit par la catégorie d’illusion ou d’utopie représentative. Cette analyse inductive a été soutenue par la mobilisation d’une approche pluraliste juridique.