Analyse des facteurs qui contribuent à expliquer l'écart entre la valeur comptable et la valeur de marché des sociétés cotées - Focus sur le capital immatériel
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- Les écarts entre la valeur comptable et la valeur de marché des entreprises sont aujourd’hui constatés tant au niveau national qu’international (Cazavan-Jeny, 2003). En effet, on peut constater que le ratio price-to-book moyen des entreprises de l’indice Standard and Poor’s 500 variait d’environ 2.0 à 3.5 durant la période 1990-1995, et de 3.5 à 7.0 durant la période 1996-2000, qualifiée aussi de bulle internet (Lev, 2001). Au-delà de ces moyennes, les ratios atteints par certaines entreprises sont hallucinants. Par exemple, en 2004, Dell présentait un PBR de 15. De plus, comme le montre le schéma ci-dessous, malgré une chute du PBR moyen de 2000 à 2009, le ratio moyen des entreprises à la bourse de New York ne cesse de croître ces dernières années pour atteindre une valeur actuelle de 3,16. Comment peut-on expliquer ce phénomène ? Pourquoi des investisseurs sont-ils prêts à payer une entreprise plus cher que sa valeur inscrite au bilan ? Début janvier 2018, le total des actifs réellement tangibles de Walmart (inventaire, propriétés et équipement) s’élevait à 151 milliards de dollars pour une valorisation boursière de 271 milliards de dollars. Pour Facebook, il s’agissait de 13,7 milliards de dollars pour une valorisation de 408 milliards de dollars (De Leus, 2018). Partant de ce constat, ce mémoire aura donc pour objectif de répondre à la problématique suivante : quels sont les facteurs qui contribuent à expliquer l’écart croissant entre la valeur comptable et la valeur de marché des entreprises ? Pour répondre à cette problématique, notre recherche se divisera en deux grandes parties. La première partie de ce mémoire sera consacrée à présenter au lecteur une liste non exhaustive de facteurs contribuant à expliquer cet écart entre la valeur comptable et la valeur de marché d’une entreprise au travers d’une analyse de la littérature. Après avoir abordé la finance comportementale, les facteurs exogènes au marché ainsi que les éléments macroéconomiques, nous nous intéresserons plus particulièrement au capital immatériel des entreprises ainsi qu’à l’inaptitude des règles comptables à refléter celui-ci, car ces derniers semblent constituer le principal facteur pouvant expliquer l’augmentation de cet écart. Dans la seconde partie de notre recherche, nous nous intéresserons au reporting de ce capital immatériel par les entreprises en abordant les avantages et inconvénients d’une telle divulgation, les législations actuellement en vigueur en Belgique, les cadres de référence, etc. Les réflexions nées à l’issue de cette partie théorique nous inciteront à nous pencher plus particulièrement sur la problématique du capital immatériel et de son reporting au sein de notre royaume. Il a alors semblé intéressant d’interroger divers acteurs du monde économique en Belgique afin de recenser leurs points de vue et expériences sur le sujet dans le but de dresser un bilan de la problématique en Belgique.