Les antipsychotiques injectables de seconde génération dans le traitement des patients sans-abri schizophrènes : utilisation et barrières
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- Contenu : Dans un premier temps, le phénomène du sans-abrisme est décrit, aussi bien en ce qui concerne la définition du sans-abrisme que son évolution, les caractéristiques des personnes sans-abri, les facteurs qui le provoquent et ses effets, notamment sur la santé mentale. Partant du constat que la santé mentale des personnes sans-abri est moins bonne que la population générale, le présent mémoire s’attarde ensuite sur un état des lieux des traitements et des structures mises en place pour les personnes sans-abri présentant des troubles mentaux, et se conclut avec une typologie des barrières empêchant la mise en place d’un traitement efficace. L’analyse de ces barrières mène à la question de recherche qui s’interroge sur les causes de l’absence de prescriptions appropriées pour les personnes sans-abri schizophrènes. Méthode : La méthode utilisée est une méthode quantitative, qui consiste à interroger des médecins et des psychiatres traitant des personnes sans-abri schizophrènes afin d’avoir un aperçu de leur pratique par rapport à ces patients. Le questionnaire a été envoyé par e-mails à ces soignants, et est structuré en trois parties : la première vise à cerner plus précisément les caractéristiques des répondants, la deuxième porte sur les traitements qu’ils appliquent et la troisième porte sur les barrières et les facilitateurs concernant la mise en place d’un traitement. Résultats : Le faible taux de réponse à certaines questions empêche de tirer des enseignements définitifs des réponses données. Toutefois, il ressort notamment du questionnaire que les soignants souffrent partiellement d’un déficit d’informations concernant les traitements les plus appropriés pour les personnes sans-abri et concernant la possibilité pour eux d’initier un traitement. Les principales barrières identifiées du côté du patient sont le coût pour le patient, la perte d’autonomie et la douleur. Du côté du soignant, les facteurs qui reviennent le plus souvent sont la charge de travail, le coût pour le patient et les connaissances du soignant.