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Étude archéozoologique du site de Liberchies-Brunehaut

(2017)

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Le site de Liberchies-Brunehaut a connu trois phases d’occupations qui se réfèrent à un vicus datant de 10-15 apr. J.-C à 165-175 apr. J.-C puis à un burgus datant de la seconde moitié du IIIe siècle au début du IVe siècle et enfin à un castellum occupé de 332-333 apr. J.-C. au début du Ve siècle. Lors de ces occupations, le site a mis au jour de nombreux restes fauniques. La faune du vicus a déjà fait l’objet de multiples études dans les ouvrages de « Liberchies : vicus gallo-romain ». Ces études ont pu mettre en évidence des activités telles que la tannerie, le travail de la corne, la production de colle, l’extraction de la moelle et la présence de boucheries. Le burgus n’a pas encore fait l’objet d’étude, car peu de restes s’y rattachant ont été trouvés et lorsqu’on en retrouve ils sont mélangés avec du matériel du vicus. Le castellum a fait l’objet de deux publications qui mettent en évidence une occupation militaire caractérisée par la forte présence de porc. Le but de cette étude est d’aborder les différentes phases du site de Liberchies-Brunehaut du point de vue de la faune et de son évolution dans le site. Il est aussi question d’identifier et de prouver la présence militaire sur le site et son appartenance à une culture ou du moins les influences culturelles qui l’on touché. Les restes se référant au vicus étaient peu nombreux donc ils n’ont pas fait l’objet d’interprétations développées et se rattachent aux précédentes études qui ont porté sur le vicus. Les restes du burgus et du castellum sont caractérisés par des déchets de découpes de gros, de consommations privées ou de tables. Ces restes semblent provenir de structures relatives à des dépotoirs. Les spectres fauniques montrent pour les deux sites la dominance de la triade caractérisée par une majorité de bœuf, puis de porc et d’ovicaprinés. On constate que le spectre faunique du vicus est le plus varié, celui du burgus comporte moins d’espèces et celui du castellum comporte une variété d’espèces entre celle du vicus et du burgus. Les animaux sauvages sont le plus représentés dans le castellum. Cela peut s’expliquer par la présence militaire qui chassait pour la « gloire ». Parmi ces animaux sauvages, on retrouve le cerf, le sanglier et un lièvre. La présence des animaux domestiques a fortement diminué au cours du temps. En effet, l’occupation civile du vicus comportait beaucoup d’animaux domestiques tandis qu’on n’en retrouve pas au burgus et très peu au castellum. Aucune activité artisanale n’a pu être mise en évidence de façon claire. Quelques traces de découpe pourraient être indicatrices de l’extraction de la peau, mais cela reste subjectif. On observe des traces sur des chevilles osseuses de bœufs qui pourraient être relatives au travail de la corne, mais à nouveau ces éléments ne sont pas assez nombreux pour attester cette activité. La répartition des classes d’âges pour le porc sur le site du burgus et du castellum montre des animaux abattus à un jeune âge et à l’âge de rentabilité bouchère. Le bœuf est caractérisé par deux classes d’âges d’abattages : un âge d’abattage relatif à la rentabilité bouchère et un âge d’abattage correspondant à des animaux de réforme. Les ovicaprinés sont peu nombreux en restes, mais on observe que leur âge d’abattage est relatif tant à des animaux de réforme que de rentabilité bouchère. Les animaux de réforme servaient principalement à la production de laine et de lait et pour le bœuf à la traction. La diminution de la présence des animaux domestiques est un indicateur de l’occupation militaire comme cela a pu être constaté avec le site d’Oudenburg et d’Arras. La pratique de la chasse notamment sur le cerf et moins sur le lièvre serait indicatrice d’une influence germanique. La taille des restes n’a pas pu être étudiée, mais lors de l’identification des ossements, des individus d’une taille plus importante ont été mis en évidence et sont surement à associer à une pratique d’élevage d’influence romaine.