Etude de l’impact d’un environnement infectieux sur les propriétés des cellules souches mésenchymateuses dérivées du foie humain adulte : Role du récepteur toll-like 3
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- Le foie est un organe complexe et vital assurant de nombreuses fonctions essentielles à l’homéostasie de l’organisme. Ces fonctions sont majoritairement assurées par l’unité cellulaire principale du foie, l’hépatocyte. L’atteinte de sa structure ou des fonctions de cet organe peut altérer le fonctionnement de l’entièreté de l’organisme. Jusqu’à présent, le traitement de référence des insuffisances hépatiques terminales et des désordres métaboliques génétiques est la transplantation orthotopique. Cependant, la pénurie grandissante d’organes reste un facteur limitant un accès aisé à ce traitement et des solutions alternatives doivent être envisagées. Parmi celles-ci, la thérapie cellulaire semble des plus prometteuses. Le but de la thérapie cellulaire est de réparer/restaurer un déficit congénital ou acquis en administrant des cellules, des hépatocytes dans le contexte hépatique. Cependant, cette approche est limitée par la viabilité cellulaire post-décongélation, la faible implantation des cellules transplantées au sein du parenchyme hépatique du receveur et la disponibilité d’organes. Ainsi, un intérêt croissant s’est vu accordé aux cellules souches dont les avantages sont multiples notamment leur disponibilité et leur plasticité. Les cellules souches nous intéressant dans ce travail sont les cellules souches mésenchymateuses issues du foie humain adulte (ADHLSC), obtenues et caractérisées au laboratoire d’hépatologie pédiatrique et thérapie cellulaire. Ces cellules ont de nombreuses qualités dont leur capacité de prolifération, de différenciation en hépatocytes et leur faible immunogénicité. De nombreuses recherches en cours visent à améliorer la qualité et la durée de greffe de ces cellules dans le tissu cible. L’amélioration se veut à tous les niveaux : tests pour choisir la meilleure source de cellules à injecter (souches ou matures), méthode de conservation, milieu de culture, mode d’administration idéal, optimisation de la greffe des cellules dans le foie du patient, ... Parmi les inconvénients de la greffe cellulaire chez le receveur : l’infection. En effet, celle-ci représente l’un des effets secondaires les plus fréquents après transplantation de cellules souches. La détection de l’infection virale par les cellules est essentiellement assurée par le récepteur Toll like 3 (TLR3). Or, il a été démontré par le laboratoire d’hépatologie pédiatrique et thérapie cellulaire que ce récepteur intracellulaire est bel et bien exprimé dans les ADHLSC. L’objectif de ce travail est d’estimer la viabilité et le phénotype des ADHLSC exposées à un vecteur infectieux, l’acide polyinosinique-polycytidylique, Poly(I:C). Ce dernier est un agoniste du récepteur Toll like 3, simulant ainsi une attaque virale. L’expérience a impliqué l’utilisation de cellules issues de deux donneurs différents et le traitement d’une partie de ces cellules pendant vingt-quatre heures et huit jours. Les résultats obtenus montrent que l’activation du récepteur Toll like 3 par l’acide polyinosinique-polycytidylique ne semble altérer ni la viabilité, ni le phénotype des ADHLSC que ce soit après vingt-quatre heures ou huit jours de traitement in vitro.