Quel est le ressenti des mères (toute parité confondue) lors de leur sortie de la maternité ainsi qu’après le passage de sages-femmes au domicile au sein du CHU UCL Namur site Ste Elisabeth ?
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- L’objectif de ce mémoire tend à évaluer le ressenti des mères à leur sortie de la maternité par rapport à une durée de séjour diminuée et de comparer celui-ci après le passage de sage-femme à domicile. En avril 2015, la ministre de la santé propose un « Plan d’approche réforme du financement des hôpitaux ». Les durées de séjour hospitalier sont pointées du doigt, notamment la durée de séjour en maternité. Ainsi, un appel à projet-pilotes a été lancé. L’institution où a été réalisée l’étude ne fait pas partie de ces sept projets-pilotes mais a répondu à la directive ministérielle. Le profil des mères de ces projets pilotes est strict. Il peut être intéressant d’élargir les critères en tentant compte de l’avis de toutes les mères quelle que soit leur parité ou leur type d’accouchement. Ainsi est née la question de recherche : « Quel est le ressenti des mères (toute parité confondue) lors de leur sortie de la maternité ainsi qu’après le passage de sages-femmes au domicile au sein du CHU UCL Namur site Ste Elisabeth ? » L’étude s’est déroulée en plusieurs phases. Les questionnaires de satisfaction distribués habituellement en maternité et au domicile ont été retenus pour être complétés par un complément de questions joint à ce questionnaire initial. Ce binôme de questions, muni d’une enveloppe, a été distribué aux mères durant leur séjour en maternité sur deux périodes constituant ainsi deux échantillons distincts : 1er février 2018 au 31 mars 2018 et 15 mai 2018 au 15 juillet 2018. Un deuxième binôme de questionnaires a été distribué à leur domicile dès le 1er passage des sages-femmes de l’équipe du CHU UCL Namur site Ste Elisabeth. Les mères suivies par une sage-femme indépendante ne recevaient pas ce deuxième binôme. Cette étude fait apparaitre qu’en sortant de la maternité, les mères primipares trouvent davantage ce séjour trop court par rapport aux mères multipares. Enfin, après les passages des sages-femmes à domicile qui furent nécessaire pour une majorité d’entre elles, on a pu remarquer que moins de primipares envisagent un séjour plus long à postériori. Le type d’accouchement est également un facteur variable. Plus l’accouchement fut difficile, plus les durées de séjour plus longues semblent nécessaires. Afin d’anticiper une durée de séjour qui tend à diminuer davantage, un travail conséquent d’éducation à la santé devrait être envisagé en amont afin d’alléger la diffusion d’une masse d’informations nouvelles lors du séjour en maternité et permettre une meilleure assimilation de celles-ci par les parents.