Masse ventriculaire gauche au sein d'une cohorte de transplantés rénaux prévalents : facteurs associés et impact pronostic
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- Introduction L’hypertrophie ventriculaire gauche (HVG) est un facteur de risque cardiovasculaire et de mortalité indépendant dans la population générale et chez les patients en insuffisance rénale chronique. Cette affection est fréquente chez les patients en IRC et chez les transplantés rénaux (TR). L’importance de l’HVG chez le TR prévalent est peu connue. Objectifs Nous avons voulu évaluer la prévalence et le retentissement de l’HVG chez le TR. Nous avons aussi identifié des déterminants de la masse ventriculaire gauche indexée pour la surface corporelle (MVGi) chez le TR. Méthodes Des TR adultes vivants en Belgique avec un greffon fonctionnel depuis au moins un an ont été recrutés. Ils ont subi à l’inclusion un CT scanner 16 détecteurs et une échocardiographie transthoracique afin d’évaluer leurs calcifications vasculaires, leur MVG et leur fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG). Les échographies ont été réanalysées à postériori pour mesurer les calcifications valvulaires. Les données démographiques, cliniques, biologiques et urinaires ont été enregistrées. Le suivi de l’histoire cardiovasculaire et néphrologique du patient a été assuré jusqu’au 31/12/2016. Résultats Nous avons inclus 300 TR dont 278 ont eu une échocardiographie. Une HVG a été constatée chez 60% des patients. La MVG moyenne (ET) est de 119,5 g/m² (36,7). Le sexe masculin, un âge plus élevé et un antécédent cardiovasculaire sont indépendamment associés à une MVGi plus élevée. Les calcifications aortiques vasculaires et valvulaires sont des déterminants de la MVGi dans les analyses univariées Les patients avec un CVE durant le suivi ont une MVGi plus élevée, une FE plus basse et ont plus souvent une FEVG altérée que les autres dans nos analyses univariées. Notons que lorsque nous excluons les patients avec un antécédent CV la MVGi n’est plus corrélée avec les CVE. Les patients décédés durant le suivi ont plus souvent une FEVG altérée. L’âge était le seul prédicteur indépendant de la mortalité dans notre analyse multivariée. Dans l’analyse des courbes de survie, nous avons observé au sein du quartile de MVGi le plus élevé une incidence plus élevée de CVE et une mortalité. Conclusion La prévalence de l’HVG reste élevée chez le TR malgré la régression observée après la greffe dans d’autres études. Les TR avec une MVGi plus élevée devraient être suivis plus attentivement. En effet la MVGi élevée chez le TR prévalent est associé avec un risque CV et une mortalité plus élevée. D’autres études sont nécessaires pour confirmer cette tendance.