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Caractérisation de l'épilepsie tumorale sur une population de Saint-Luc

(2019)

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Les tumeurs cérébrales sont une cause fréquente d'épilepsie focale. L'épilepsie tumorale peut être liée aux tumeurs de haut grade ou de bas grade. Dans ce dernier cas, il arrive souvent que l'épilepsie soit réfractaire. L’objectif de ce travail était de chercher à distinguer les patients présentant une épilepsie tumorale et de caractériser cette dernière selon trois questions : 1) Les caractéristiques propres de la tumeur influencent-elles la sévérité de l’épilepsie ? 2) Le délai entre la date de la première crise d’épilepsie et la date de l’intervention chirurgicale influence-t-il le risque de survenue d’une récidive d’épilepsie postopératoire ? 3) Le type tumoral détermine-t-il la survenue d’une crise comme manifestation inaugurale ? Par type tumoral, combien de crises d’épilepsie inaugurales ou non inaugurales observe-t-on ? Cette recherche clinique se base sur une étude de type rétrospectif reprenant l’analyse de 824 dossiers de patients de Saint-Luc (Institut Royal Albert II), présentés aux concertations multidisciplinaires oncologiques (COM) et couvrant la période de 2014 jusque 2016 inclus. 140 patients ont rempli les critères d’inclusion qui reprenaient la présence d’une épilepsie survenant dans un contexte tumoral. L’analyse des résultats s’effectue au moyen de statistiques d’analyse non paramétriques, telles que le test d’indépendance du Khi carré ainsi que le test de Wilcoxon, à l’aide du logiciel JMP pro. Le seuil significatif est fixé à 0,05. D’après les résultats obtenus suite aux analyses statistiques, nous retenons, pour la première question, que seule la localisation tumorale influe de manière significative sur la survenue ou non d’une récidive d’épilepsie postopératoire. Dans la population des gliomes, le grade et les caractéristiques immunohistochimiques exercent également une différence significative sur la sévérité de l’épilepsie. Les variables étudiées pour la deuxième question sont non significatives. Pour la dernière question, seules les caractéristiques immunohistochimiques dans la population de gliomes influencent significativement la survenue ou non d’une crise épileptique comme manifestation inaugurale. L’épilepsie tumorale reste une entité pathologique complexe, une partie des mécanismes restant encore incompris. Ce mémoire de recherche clinique nous aura permis d’aborder ce sujet sous divers aspects, permettant de caractériser l’épilepsie tumorale tant en période préopératoire qu’en postopératoire. Enfin, il serait intéressant d’explorer la problématique par d’autres études complémentaires. Les résultats systématiquement significatifs obtenus pour l’influence de l’immunohistochimie des gliomes sur l’épilepsie suggèrent une certaine corrélation méritant d’être approfondie lors de prochaines études.