Entéral ou parentéral : quel mode d'alimentation privilégier pour des patients à la suite d'une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ?
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- Que ce soit lors de la phase de conditionnement myéloablatif à base de chimiothérapie et/ ou de radiothérapie, ou lors de la phase d’aplasie médullaire suivant la transfusion des cellules souches hématopoïétiques, les patients bénéficiant de la greffe sont dans un grand état de fragilité. Ils subissent non seulement les toxicités directes de leur maladie, mais également celles induites par son traitement et les effets secondaires de ce dernier. A cause, entre autres, des nausées, vomissements, diarrhées, mucite et anorexie, les patients sont à haut risque de dénutrition. Il semble dès lors évident qu’une prise en charge nutritionnelle, en équipe multidisciplinaire, est essentielle auprès de ces patients. Le but de ce mémoire est de mettre en place un protocole nutritionnel spécifique aux Cliniques universitaires Saint-Luc pour prendre en charge la nutrition de ces patients dans le cadre de leur allogreffe. Pour ce faire, nous avons contacté différents centres de référence d’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, que ce soit en Belgique ou en-dehors de la Belgique, afin de connaître leurs modalités et d’avoir une idée de leur protocole d’intervention nutritionnelle auprès de leurs patients. De plus, nous avons suivi l’évolution de plusieurs patients durant leur hospitalisation à l’unité 56 : ces patients ont été distribués dans deux groupes distincts (un groupe bénéficiant de la nutrition entérale, et un autre groupe bénéficiant d’une nutrition non entérale) et comparés selon différents critères (apparition de mucite, variation de poids, présence de diarrhée de grade supérieur à 2, survenue de colite, apparition de aGvHD, rechute, durée de l’hospitalisation supérieure à 32 jours, survenue d’une bactériémie). Les résultats obtenus ne sont pas tous en faveur de la nutrition entérale. Bien que ce travail ne démontre pas de bénéficie immédiat de ce type de nutrition auprès des patients greffés de cellules souches hématopoïétiques, il convient à l’avenir d’améliorer le protocole au sein d’une équipe multidisciplinaire, vu les nombreuses données de la littérature qui tendent à favoriser l’alimentation entérale pour le maintien de la muqueuse intestinale.