ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Microangiopathies thrombotiques et syndromes hémolytiques urémiques : Étiologies et devenir dans une large cohorte aux Cliniques universitaires Saint-Luc

(2019)

Files

Zizi_Ysaline_35011200_2018-2019.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 3.22 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Background | Les microangiopathies thrombotiques (MAT) constituent un groupe hétérogène de maladies rares caractérisées par des lésions de l’endothélium microvasculaire (1). Sur base de leurs mécanismes physiopathologiques, elles sont classifiées en 4 catégories : le purpura thrombotique thrombocytopénique (PTT) ; le syndrome hémolytique et urémique (SHU) causé par une infection à un germe entéropathogène sécréteur de shigatoxine (SHU-ST) ; les SHU secondaires ou associés à certaines conditions et/ou maladies ; et les SHU atypiques (SHUa) primaires, fréquemment associés à des anomalies de la voie alterne du complément (1). Au cours des dernières années, des progrès significatifs ont permis de mieux cerner la physiopathologie des MAT et de développer de nouveaux traitement ciblés pour le SHUa primaire. Néanmoins, sur base de l’expérience clinique, les SHU secondaires semblent présenter une incidence plus grande que les formes primaires, et un pronostic plus sombre, en l’absence de traitement spécifique disponible. A ce jour, nous ignorons si certaines formes de SHU secondaires sont également associées à des anomalies du complément. Méthodes | Dans une étude rétrospective visant à étudier les causes, l’incidence relative et le devenir des patients atteints de MAT, nous avons inclus tous les patients – adultes et pédiatriques - hospitalisés aux Cliniques universitaires Saint-Luc à la phase aiguë d’un premier épisode de MAT, entre le 01/01/2009 et le 31/09/2018. Les patients ont été évalués sur base d’un bilan détaillé standardisé (activité ADAMTS13, shigatoxine, anomalies de la voie alterne du complément, maladies associées). La survie globale et sans insuffisance rénale terminale ont été évaluées par courbes de Kaplan-Meyer et modèles de Cox. Résultats | Au total, 134 patients ont été hospitalisés à la phase aiguë d’une MAT sur cette période de 10 ans. Dans cette cohorte, les MAT ont résulté d’un SHU secondaire (41%), un SHU-ST (34%), un SHUa primaire (12%) ou d’un PTT (10%). Les causes les plus fréquentes de SHU secondaires sont l’allogreffe médullaire (22%), l’hypertension artérielle maligne (20%), la grossesse et/ou le post-partum (13%) et les médicaments (13%). Comparativement aux SHU-ST, associés au moins mauvais pronostic, le risque de décès ou d’insuffisance rénale terminale est significativement accru pour les SHUa primaires (hazard ratio [HR] 6.4, intervalle de confiance à 95% [IC95] 1.2-34.4, P=0.03), les PTT (HR 14.1, IC95 2.7-73.0, P=0.002), et les SHU secondaires (HR 19.7, IC95 4.7-83.2, P<0.001). Cet accroissement du risque associé aux SHU secondaires persiste après ajustement pour l’âge et les indices de sévérité à l’admission. Une anomalie génétique est retrouvée chez 53% et 33% des patients testés avec SHUa primaire et SHU secondaire, respectivement. Parmi les SHU secondaires, ceux associés à la grossesse/post-partum et à l’hypertension artérielle maligne montrent la plus haute prévalence d’anomalies du complément. Conclusions | Les SHU secondaires constituent les formes les plus fréquentes de MAT et sont associées à un pronostic défavorable, avec un risque accru de décès ou d’insuffisance rénale terminale. Une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques de ces maladies devrait contribuer à une meilleure prise en charge et à une amélioration du pronostic de ces maladies.