Etude de la qualité de vie des patients souffrant d'un cancer colorectal traités aux Cliniques universitaires Saint-Luc UCL Bruxelles, étude longitudinale prospective
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- INTRODUCTION : Grâce au perfectionnement des techniques chirurgicales et la combinaison avec des traitements systémiques tels que la (radio)chimiothérapie et/ou les thérapies ciblées, nous constatons un nombre croissant de patients atteints du cancer colorectal en vie après 5 ans qui nécessitent l’évaluation de leur qualité de vie ainsi que de leurs problèmes et leurs besoins spécifiques. Cette étude a pour objectif d’évaluer la qualité de vie et son évolution pour les patients souffrant d’un cancer colorectal au moyen des questionnaires de qualité de vie validés EORTC QLQ C30, QLQ CR29 et QLQ LM21. Elle étudie également les caractéristiques socio-démographiques et tumorales ainsi que la survie globale. MATÉRIEL ET MÉTHODE : Du 14 août 2017 au 7 janvier 2019, 136 patients suivis aux Cliniques universitaires St-Luc Bruxelles ont été inclus dans cette étude longitudinale prospective en acceptant de signer le formulaire de consentement (tous âges, localisations et stades de la maladie confondus). Les questionnaires de qualité de vie étaient envoyés tous les 3 mois la première année suivant l’initiation du traitement et tous les 6 mois ensuite, pour une période maximale de 5 ans après l’initiation du traitement. Au total, 259 questionnaires ont été remplis. Pour l’analyse statistique, le test-T, le test Chi-carré et le test logrank pour la survie globale ont été utilisés. RÉSULTATS : L’étude de la population révèle que l’âge moyen au diagnostic est superposable entre le cancer du colon et celui du rectum. Les patients sont majoritairement recrutés lors d’une rencontre médicale et choisissent la version électronique des questionnaires. La plupart sont des hommes, mariés/en couple, diplômés de l’enseignement supérieur et retraités/en incapacité de travail/sans emploi. Quant aux caractéristiques tumorales, ce sont principalement des adénocarcinomes localisés au niveau du colon sigmoïde, du caecum ou du bas rectum, traités par chirurgie ou radiochimiothérapie en première intention. L’analyse des réponses aux questionnaires reste descriptive car limitée par un nombre insuffisant de réponses qui est expliqué par la durée de l’étude (1,5 ans). Cependant, le score global moyen et les scores de fonctionnement moyens observés sont supérieurs à 60% 12 mois après l’initiation du traitement. Les scores moyens relatifs à l’inquiétude concernant le poids et l’image corporelle sont particulièrement élevés (jusqu’à 78,4% et 85,9% respectivement). Pour la fatigue, la neuropathie périphérique, l’anxiété et les problèmes de soins de la stomie, les scores moyens totaux sont élevés (jusque 50 à 60%). Des scores modérés sont observés pour l’insomnie, les flatulences et les douleurs générales, abdominales et cutanées ainsi que les diarrhées, la perte d’appétit et l’impotence. En termes de survie globale, la différence observée entre le cancer colique et le cancer rectal n’est pas statistiquement significative. De plus, la survie globale estimée est considérée comme statistiquement bonne dans les 2 groupes. CONCLUSION : Bien que la récolte des données doive être poursuivie, nos observations semblent déjà confirmer les données de la littérature avec une différence de survie globale non significative, un score global de qualité de vie élevé, des scores de fonctionnements élevés et des symptômes prédominants superposables.