Analyse du potentiel de transmission de Clostridium difficile par les repas proposés aux patients hospitalisés aux Cliniques Universitaires Saint-Luc
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- Connu depuis 1935, Clostridium difficile est l’un des principaux pathogènes impliqué dans les infections nosocomiales1,2. Il est également responsable d’un nombre croissant d’infections communautaires3. Malgré les mesures de prévention progressivement instaurées, l’incidence globale n’a pas diminuée, suggérant un problème endémique plutôt qu’épidémique4,5. Depuis quelques années, plusieurs publications s’intéressent à la présence de souches pathogènes de Clostridium difficile dans de nombreux types de denrées alimentaires6. L’objectif principal de cette étude est de déterminer si les plateaux repas constituent une source potentielle de contamination pour les patients des Cliniques Universitaires Saint Luc. Nous avons tout d’abord mis au point un protocole de qPCR afin d’optimiser la détection de Clostridium difficile dans la nourriture. 85 échantillons de nourriture et 48 prélèvements dans l’environnement des Cliniques Universitaires Saint Luc ont été analysés par qPCR après enrichissement. Les échantillons ont également été analysés par culture toxigénique afin de s’assurer de la spécificité et de la sensibilité de la méthode. Les souches obtenues ont ensuite été ribotypées. 3,5% des échantillons alimentaires et 8,9% des prélèvements de l’environnement se sont avérés positifs. 3 échantillons donnent des résultats incertains. Les souches isolées dans les aliments correspondent à des souches fréquentes en santé humaine, notamment aux Cliniques Universitaires Saint Luc. Les analyses effectuées montrent que l’on retrouve effectivement du Clostridium difficile dans l’environnement des Cliniques Universitaires Saint Luc et dans les aliments qui y sont servis. Toutefois, il faudrait une série plus importante et des analyses complémentaires pour pouvoir conclure quant au rôle de ces souches dans les infections nosocomiales. Devant la multitude de réservoirs potentiels de Clostridium difficile, une approche de type One Health semblerait particulièrement bien adaptée7. Discovered in 1935, Clostridium difficile appears to be one of the main pathogens of hospital-acquired infections1,2. The number of community-acquired Clostridium difficile infections also seems to have increased over the past few years3. In spite of all prevention measures, the incidence rate has not decreased4, showing that the problem is most likely endemic, with multiple sources5. In the past two decades, several studies have shown the presence of toxigenic Clostridium difficile in food6. The main objective of this study is to determine whether food could be a possible source for Hospital-acquired Clostridium difficile infections at Cliniques Universitaires Saint Luc. We first developed a qPCR method for the detection of Clostridium difficile in food. 85 food samples and 48 environmental samples were tested by qPCR after enrichment, compared to classical toxigenic culture. Positive samples were ribotyped. 3.5% of the food samples and 8.9% of the environmental ones were positive. 3 samples need further investigation to conclude. All three strains isolated from food correspond to frequent strains in human health. These analyses show that hospital food and environment is partly contaminated by Clostridium difficile, but further analyses are needed to be considered as conclusive in its effective role in hospital-acquired infections. The multiple potential sources of Clostridium difficile in food, animals and environment make it fit particularly with a One Health approach.