ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

Étude du profil lymphocytaire en situation de rechute précoce et tardive après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

(2019)

Files

Sansen_PierreYves_16731600_2018-2019.pdf
  • UCLouvain restricted access
  • Adobe PDF
  • 3.03 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
INTRODCTION. Le risque de rechute post-allogreffe de moelle dans un contexte de leucémie myéloïde aigue (AML) varie entre 35 et 45% selon différentes variables considérées, et dépasse 50% dans le cas des syndromes myélodysplasiques (MDS). Une immunité anti-tumorale défective, au cœur d’interactions immunologiques complexes, en constitue l’une des causes majeures. Nous nous sommes intéressés au profil lymphocytaire de patients ayant rechuté après allogreffe de moelle dans un contexte d’AML ou de MDS ainsi qu’à des variables cliniques précises afin d’établir d’éventuelles corrélations clinico-biologiques. Cette analyse fait suite au protocole « DLI-Vidaza » ayant testé l’efficacité du Vidaza + DLI chez des patients rechuteurs, dont elle constitue en partie l’objectif tertiaire. METHODES. Pour ce faire, les prélèvements de 48 patients inclus dans l’étude DLI-Vidaza ainsi que de 9 patients rechuteurs tardifs hors-protocole ont été analysés par cytométrie en flux. L’analyse ciblait 35 populations lymphocytaires d’intérêt. 1/Les lymphocytes régulateurs totaux (CD4+ FOXP3+) ainsi que les sous-populations définies par le couple CD26/CD39 ( A/ mémoires CD45RO+ CD26+CD39- (M1), CD26+CD39+ (M3), CD26-CD39+ (M4), CD26-CD39- (M2) ; B/ naïves CD45RA+ : CD26+CD39- (N1), CD26+CD39+ (N3), CD26-CD39+ (N4), CD26-CD39- (N2)) ; 2/ Les lymphocytes CD8+ totaux, CD28+, CD26+CD28+ et CD26+CD28- ; 3/ Les lymphocytes CD4+ conventionnels et 4/ Les NKC. Dix variables cliniques d’intérêt ont été sélectionnées sur base de leur impact sur le profil lymphocytaire : l’âge et le genre du donneur/receveur, le régime de conditionnement pré-greffe (MA vs RIC), l’utilisation d’ATG, le matching HLA, le sex mismatch, le statut précoce ou tardif de la rechute, greffe apparentée (R) vs non apparentée (UR). Trois « outcomes » cliniques ont par ailleurs été analysés (survie, GvHD et infections post-inclusion). Un test ANOVA de comparaison de moyennes ainsi qu’une analyse multivariée par MANOVA ont été employés pour établir les corrélations clinico-biologiques. Des méthodes annexes de visualisation par density plot et technique d’ACP ont permis la visualisation des résultats statistiques. La méthode de Cox a permis le design de courbes de survie et la définition des hazard ratio (HR). RESULTATS. Des dix variables cliniques testées, le statut de rechute tardive (> 12 mois) semble impacter le plus la répartition des sous-populations lymphocytaires (p-value = 0,00009). Les autres variables ne paraissent pas présenter d’impact significatif. Les patients rechuteurs tardifs montrent un taux de LyT FOXP3 + globalement plus bas. En ce qui concerne l’occurrence de GvHD et d’infections pos-greffe, nous ne sommes pas parvenu à montrer une association avec le profil lymphocytaire constaté à la rechute, même si les populations régulatrices naïves N1/N2 tendent à être associées aux complications infectieuses (p-value = 0,015). L’analyse de la survie a par ailleurs révélé une association significative entre le ratio M4/M1 à la rechute et la survie post-rechute (p-value = 0,028). Les patients présentant un ratio M4/M1 élevé semblent en effet présenter une moins bonne survie comparativement aux patients avec un ratio plus bas (HR = 2,08). Des analyses supplémentaires sont nécessaires afin de préciser le rôle des populations mémoires dans la rechute post-greffe et leurs impacts sur les événements cliniques.