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Djibo_01611400_2017.pdf
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- La pratique sportive régulière et intense provoque des adaptations cardiaques structurelles, électriques et fonctionnelles. L’objectif de cette revue de la littérature est de donner un large aperçu de la description du cœur d’athlète pendant ces 20 dernières années. La recherche systématique d’articles est basée sur deux moteurs de recherches : Pubmed et Scopus. Un total de 1520 articles a été identifié. Après sélection sur base de la pertinence et de la qualité des références, au final 45 articles ont été inclus dans cette étude. Les résultats obtenus montrent que les adaptations cardiaques de l’athlète sont essentiellement influencées par différents déterminants comme la discipline sportive, l’âge, le sexe, l’origine ethnique, le niveau d’entraînement. Ces adaptations sont positives pour la majorité des cas. Cependant la pratique excessive d’entraînement d’endurance de longue durée peut conduire à des adaptations cardiaques néfastes ainsi qu’à une fatigue cardiaque pathologique. Parmi les effets délétères d’un entraînement excessif, on retrouve la fibrillation auriculaire. Une complication redoutable telle que la fibrillation ventriculaire est heureusement rare. Par ailleurs, les maladies cardiaques qui miment le cœur d’athlète, telles que les cardiomyopathies hypertrophiques et dilatées, sont des maladies génétiques pouvant entraîner la mort subite. Il n’est pas facile parfois de distinguer les adaptations physiologiques positives du cœur d’athlète de certaines maladies génétiques comme la cardiomyopathie hypertrophique. En conclusion : les études incluses décrivent les adaptations observées au niveau du cœur des athlètes de haut niveau ainsi que quelques rares complications survenant dans les situations de pratique extrême, vraisemblablement en rapport avec des prédispositions génétiques.