Le Chief Happiness Officer : l’acteur en charge du bonheur au travail. « Le Chief Happiness Officer représente-t-il réellement un levier pour la promotion du bonheur au travail des salariés ? Et quelle est la place de la communication dans son rôle ? »
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- Depuis les années 2000 et les travaux de Richard Layard, auteur à l’origine de la « science du bonheur », le bonheur au travail, encore appelé bien-être au travail ou qualité de vie au travail, a gagné en popularité et est devenu un sujet incontournable pour les organisations. Même si une « loi bien-être » exige que chaque employeur se soucie de la sécurité et de la santé physique et psychologique de ses collaborateurs, les dispositifs mis en place par le service des ressources humaines et les instances représentatives du personnel ne semblent pas avoir éradiqué totalement les problèmes liés au mal-être puisque le bien-être au travail préoccupe, encore aujourd’hui, la communauté scientifique. De plus, les nouvelles générations, Y et Z, ont des attentes et des désirs bien particuliers en termes d’environnement de travail : ils cherchent à travailler dans des entreprises où il fait bon vivre, où ils peuvent gérer l’équilibre entre leur vie privée et professionnelle, etc. Le bonheur au travail devient alors un enjeu important pour les entreprises. Car en plus de veiller à la santé physique et psychologique des travailleurs et de répondre à leurs besoins, le bien-être au travail représente un levier stratégique de performance pour les entreprises. Il est donc primordial pour ces dernières d’améliorer la qualité de vie au travail des salariés. Suite à ce changement de paradigme, un nouveau métier se développe, celui de « Chief Happiness Officer », en français « Responsable du bonheur » au travail pour améliorer, favoriser et promouvoir le bien-être au travail des collaborateurs. A travers cette revue systématique de la littérature, nous avons tenté de comprendre et de cerner ce nouveau métier, originaire de la Silicon Valley, encore très peu connu et peu pratiqué en Belgique, et de voir comment il peut apporter le bonheur au travail : sur quelle(s) dimension(s) ou sur quel(s) levier(s) il peut agir pour rendre les collaborateurs heureux. De plus, étant donné que ce métier a fortement été médiatisé, nous nous sommes également intéressés à la façon dont cette nouvelle fonction et les pratiques managériales qui la soutiennent sont perçues par les intellectuels. Enfin, les articles de presse et de blog ont souvent relevé l’importance de la communication, énoncée comme une qualité et une compétence, dans le cadre de sa fonction. Il nous a alors semblé pertinent d’identifier quelle place occupe la communication dans le rôle du Chief Happiness Officer pour promouvoir le bonheur au travail. L’objectif de cette revue systématique de la littérature est de recenser les écrits scientifiques autour du nouveau métier de Chief Happiness Officer pour mettre à disposition des chercheurs différentes données qui pourront leur permettre d’orienter leurs (futures) études.