Le processus de sublimation par l’art dans trois romans d’écrivains-artistes belges de la fin du XXe siècle : Œdipe sur la route d’Henry Bauchau, Le Passeur de lumière de Bernard Tirtiaux et La Démence du boxeur de François Weyergans
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- Dans les romans Œdipe sur la route (1990) d’Henry Bauchau, Le Passeur de lumière (1993) de Bernard Tirtiaux et La Démence du boxeur (1992) de François Weyergans, nous retrouvons un même processus de sublimation par l'art. L’analyse de ce concept, pris en son sens psychanalytique, permettra de mettre en lumière la quête identitaire des protagonistes qui doivent, tous les trois, retrouver leur juste place dans la constellation familiale. À côté de cette proximité thématique entre les trois romans, émergent cependant de nombreuses différences aussi bien au niveau du fond que de la forme. La question sera donc d’analyser comment chaque auteur traite le concept de sublimation de façon singulière en fonction de la pratique artistique qu’il partage avec son protagoniste : la sculpture et la peinture pour Henry Bauchau, l’art du verre pour Bernard Tirtiaux et le cinéma pour François Weyergans. Enfin, nous verrons également que l’art visuel et le vécu propres à chaque écrivain influencent la manière de s’approprier le langage. Il en résulte une écriture particulière qui, finalement, vient refléter la quête personnelle des héros ainsi que l’idéologie sous-tendant les œuvres artistiques et littéraires des auteurs.