La ville informelle : comment valoriser les différentes utilisations des espaces publics à Conakry ?
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- En Guinée, la colonisation a laissé des traces visibles dans le paysage urbain actuel de la capitale, le modèle de la ville occidentale peu adapté aux coutumes locales a mis en porte-à-faux les aménagements des banlieues en périphérie du centre de Conakry. La population se retrouve alors face à une problématique de taille : toutes les parcelles sont occupées par des lotissements, il n’y a plus de place pour les espaces publics. Les routes et les carrefours ne sont plus que des axes de distribution ou d’articulation dans les quartiers mais deviennent aussi des lieux de rencontre, de travail et de loisir. Le cliché représentant un match de football au beau milieu d’un carrefour à Conakry, aperçu dans un éditorial guinéen, a été l’élément déclencheur de la réflexion de ce travail. La question s’est alors posée de comprendre pourquoi de telles manifestations étaient si fréquentes et ancrées dans les habitudes des riverains. Malgré le fait que les habitants soient habitués à de telles manifestations, celles-ci ne sont en l’occurrence pas toujours appréciées et acceptées de tous. Cet indice dénonce donc un manque dans le paysage urbain : celui de lieux pouvant accueillir des regroupements sociaux. Il est alors intéressant de s’interroger sur le type d’occupations dites informelles qui se retrouvent dans les espaces publics de Conakry, de leurs provenances (pourquoi), de l’organisation des habitants (comment) et des possibilités d’unification (valoriser). L’un des objectifs du travail a été de comprendre cette organisation informelle pour la valoriser dans les projets et rester au plus proche de la vision culturelle des habitants sur la ville.