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Formes et hybridations du Sublime chez Pierre Jean Jouve : un imaginaire de l'imprésentable dans Paulina 1880

(2019)

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Diagnostiquer un motif de l’imprésentable dans Paulina 1880 de Pierre Jean Jouve, l’analyser au moyen du concept philosophico-rhétorique du Sublime : tel est le projet qui anime ce mémoire. Le Sublime n’est pas appréhendé ici dans un sens spécifique et restreint, mais est utilisé au sein d’une constellation notionnelle. Un certain nombre des dénotations et des connotations véhiculées par ce concept sont, en effet, convoquées dans cette étude, à l’instar des notions d’élévation ou de contradiction. Dans la mesure où un place privilégiée est accordée au Sublime au sens que lui a donné Lyotard d’une « présentation de l’imprésentable », c’est-à-dire d’une manifestation de ce que l’imagination ne peut pas représenter, cette recherche souhaite caractériser la manière dont un auteur peut mettre en scène une exploration des limites du langage. Une tension est ainsi manifestée entre l’évocation d’un phénomène suivie de celle de sa contradiction. Résonnent dès lors plusieurs motifs de la contradiction : entre le mot et la chose, le profane et le sacré, le sensualisme et le mysticisme, le sensible et l’intelligible, l’apollinien et le dionysiaque, le Beau et le Sublime. On peut, dans cette perspective, parler d’une problématique de la rupture chez Pierre Jean Jouve, auteur qui renia une partie de ses écrits en vue de mettre en branle une œuvre nouvelle. Celle-ci est inaugurée par Paulina 1880, premier roman de la Vita nuova, début d’une seconde esthétique marquée du sceau de l’imprésentable et des contradictions. Dans les romans et les poèmes de Jouve, l’essentiel git dans un au-delà et s’appréhende au travers d’une rupture, que cela soit celles des mots, celles des signifiants ou celles des représentations.