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Suivi de la colonie d’Hirondelles de fenêtre (Delichon urbicum) à Louvain-la-Neuve, Belgique : tendances de population et utilisation des nids artificiels comme refuge nocturne

(2023)

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Les populations hirondelles de fenêtre sont en déclin en Europe. La colonie de Louvain-la-Neuve est a été suivie en 2009, puis entre 2018 et 2021 suite à l’installation de 218 nids artificiels. En 2022, le suivi de la colonie a été fait sur base d’observations pendant l’entièreté de la saison de reproduction. Pour séparer les premières et deuxièmes pontes, la saison a été divisée en deux périodes, la seconde débutant mi-juillet. Au cours de cette saison, 102 nichées ont été recensées (47 dans des nids artificiels et 55 dans des nids naturels) et 81 nids ont été occupés (38 artificiels et 43 naturels). Le taux d’occupation des nids artificiels était de 17%. Les estimations indiquent un taux de seconde ponte de 26% basé sur le nombre de nids occupés deux fois et 40% basé sur le nombre de nichées durant la seconde période. Ce taux est inférieur aux valeurs attendues en Europe du Nord-Ouest. L’ensemble des indicateurs révèlent une baisse de la population globale entre 2009 et 2022 (réduction de 35% du nombre de nids et de 42% du nombre de nichées). Bien qu’il y ait eu une augmentation de l’effectif global entre 2018 et 2020, le déclin a repris plus rapidement entre 2020 et 2022. La colonie semble également souffrir d’une pénurie de boue, apparente par la diminution de l’utilisation des nids naturels. Les réparations ont été réalisées avec une boue retrouvée dans les corniches. Ce matériau friable a entraîné des réparations incomplètes pour la moitié des cas, se solvant par un échec de reproduction dans ces nids. De plus, il n’est pas rare d’observer des hirondelles dormir dans un nid vide le temps d’une nuit. Un deuxième volet de l’étude s’est intéressé à ce comportement à savoir, la fréquence, le lieu et la période de ces occupations nocturnes. Pour ce faire, 30 nids artificiels ont été équipés de capteurs thermiques. Leur température interne a été mesurée sur l’ensemble de la saison. Sur les 32 nids étudiés (dont 2 sans capteurs), 28 ont été occupés pendant au moins une nuit et 14 ont été utilisés pour la nidification. La majorité de ces occupations éphémères ont eu lieu avant la nidification et après l’envol des jeunes. Les raisons de tels comportements peuvent être multiples et seront à investiguer dans des études ultérieures. Le nombre de nids occupés pendant au moins une nuit était deux fois supérieur à celui des nids effectivement utilisés pour la nidification. Il est donc primordial de fournir un nombre de nids artificiel en excès de celui des nids visiblement utilisés. Les nids artificiels sont une bonne mesure de conservation et sont bien utilisés à Louvain-la-Neuve. Cependant, la population est en baisse malgré leur présence. Pour améliorer la condition des Hirondelles de fenêtre, il faudrait augmenter la disponibilité en boue en installant des bacs de boue et améliorer la condition des insectes en optimisant la gestion des espaces verts. Common house martins (Delichon urbicum) populations are declining in Europe. The colony of Louvain-la-Neuve was first monitored in 2009, then again between 2018 and 2021 following the installation of 218 artificial nests. In 2022, it was monitored on the basis of observations during the entire breeding season. To separate the first and second egg-laying, the season was divided into two periods, with the second one starting mid-July. During this season, 102 broods were identified (47 in artificial nests and 55 in natural nests) and 81 nests were occupied (38 artificial and 43 natural). The occupancy rate of artificial nests was 17%. Estimates indicate a second laying rate of 26% based on the number of nests occupied twice and 40% based on the number of broods during the second breeding period. This rate is clearly lower than expected in North-West Europe. All indicators reveal a decline in the overall population between 2009 and 2022 (35% reduction in the number of nests and 42% reduction in the number of broods). Although there was an overall increase in numbers between 2018 and 2020 in result of the installation of artificial nests, the decline resumed quicker between 2020 and 2022. The colony also appears to suffer from a shortage of mud, apparent by the decrease in the use of natural nests. The repairs were carried out with mud found in the ledges. This rather weak material led to incomplete repairs in half of the cases, leading to reproductive failure in these nests. In addition, it is not uncommon to observe swallows sleeping in empty nests for one night. The second part of the study focused on that behaviour and more particularly on the frequency, the place and the period of these nocturnal occupations. To do so, 30 artificial nests were equipped with thermal sensors. Their internal temperature was measured throughout the season. Out of the 32 nests that were studied (including 2 without sensors), 28 were occupied for at least one night and 14 were used for nesting. The majority of these ephemeral occupations occurred during the period after the young ones had flown away and before nesting. The reasons for such behaviours can be numerous and this should be investigated in future studies. The number of nests occupied for at least one night was twice higher than the nests actually used for nesting. This proves that it is essential to provide more artificial nests than what we could expect by just looking at the nests actually used. Artificial nests are a good conservation measure and are well used in Louvain-la-Neuve. However, the population is declining despite their presence. To improve the condition of House martins, we must continue our efforts and provide mud bins to increase its availability as well as boosting insects by optimising the management of green spaces.