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- En partant de l’analyse de l’initiative Yasuni ITT, proposée en 2007 par le président équatorien Rafael Correa, nous répondons dans notre mémoire à la problématique suivante : A quelles conditions un pays en développement peut-il obtenir le soutien des pays industrialisés pour un projet d’initiative locale de lutte contre le réchauffement climatique ? En nous basant sur une étude détaillée du contexte actuelle de la gouvernance environnementale, à savoir, les piliers fondamentaux et voies d’action de celle-ci ainsi que les différents outils et règles discutés dans les conventions climatiques et conférences entre Parties, nous tentons de comprendre pourquoi la communauté internationale n’a pas accepté de financer le projet Yasuni ITT. Pour ce faire, nous développons un modèle d’analyse spécifique reprenant différents facteurs : (i) la compatibilité de la proposition Yasuni avec la gouvernance environnementale actuelle ; (ii) la crédibilité du projet Yasuni, c’est-à-dire sa complexité, son observabilité et sa reproductibilité ; (iii) l’avantage relatif du mécanisme Yasuni par rapport à deux mécanismes financiers existants : le Mécanisme pour un Développement Propre et le REDD+ ; et enfin (iv) la crédibilité du pays porteur du projet, l’Equateur. Il en ressort que le Yasuni est incontestablement un mécanisme innovateur dans le cadre de la lutte climatique car il traite le problème d’épuisement des ressources fossiles directement à la source et vise également la protection de la biodiversité et des peuples indigènes vivant sur ce territoire. Malgré cela, le projet équatorien manquait de crédibilité au niveau économique et politique. D’une part, la valorisation du gisement et sa garantie économique semblaient insuffisants pour convaincre les pays de le financer. D’autre part, le comportement incohérent du président Rafael Correa vis-à-vis de la communauté internationale lors de la présentation de l’initiative Yasuni ainsi que dans la gestion quotidienne du pays a effrayé la plupart des bailleurs de fonds. Malgré son échec, le projet Yasuni ITT sert de leçon pour les prochaines initiatives climatiques proposées par des pays non industrialisés. Il a le mérite de provoquer une réflexion sur l’implication des économies en voie de développement dans la gouvernance environnementale actuelle et de nous rappeler l’urgence de la situation en matière de coopération.