Le sentiment d’appartenance sociale des adultes en formation dans l’enseignement en promotion sociale dans un contexte d’hybridation forcée : Étude de cas au CPA de Charleroi
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- Suite à l’arrivée de la COVID-19 en mars 2020, les établissements d’enseignement et de formation se sont vu imposer de nombreuses mesures afin de limiter la propagation du virus. Dans un tel contexte, ils ont été contraints de développer de nouveaux dispositifs afin d’assurer la continuité pédagogique tout au long de l’année 2020-2021. Dans l’institution « Cours Professionnels pour Adultes », ce sont des modalités de formations hybrides qui furent adoptées. Or, celles-ci n’ont pas que des impacts positifs. D’une part, l’étudiant peut avoir des difficultés à s’engager dans une tâche à domicile (Houart, 2017). D’autre part, il peut être tenté d’abandonner la formation s’il s’y sent seul (Brassard & Teutsch, 2014). C’est dans ce contexte que nous avons voulu nous intéresser aux ressentis des adultes ayant suivi des dispositifs hybrides tout au long de l’année scolaire. Après une revue de la littérature, centrée sur les apports de la recherche de Hy-Sup (Burton et al., 2011 ; Charlier et al., 2006 ; Lebrun et al., 2014), de Richer et Vallerand (1998), de Houart, Bachy et al. (2019) et plus récemment de Peacock et al. (2020), nous avons fait le choix d’étudier le sentiment d’appartenance sociale d’adultes en formation dans de tels dispositifs au cours de l’année 2020-2021 et d’identifier leurs caractéristiques volitionnelles. Dans ce but, nous avons réalisé une étude de cas où nous recourons à des statistiques descriptives pour identifier les caractéristiques volitionnelles des étudiants et leur sentiment d’appartenance global. Ensuite, à travers des entretiens semi-directifs, nous avons identifié les facteurs influençant celui-ci. Nos analyses montrent que dans un contexte d’hybridation forcée, les étudiants ont développé un faible sentiment d’appartenance sociale, en lien avec la faible proximité sociale induite par les mesures sanitaires. Ce sont principalement les relations entretenues avec les autres, le soutien reçu, l’engagement de l’apprenant et des enseignants ainsi que la culture d’apprentissage qui ont influé sur le développement de ce sentiment. Notre étude montre aussi que ce contexte a mis en détresse les étudiants au profil volitionnel qui se caractérise par une difficulté à se lancer dans une tâche, même s’ils ont tendance à la terminer une fois qu’elle est entamée. Enfin, sur base de ces résultats, nous avons réalisé une modélisation afin de mettre en interaction les trois concepts étudiés et afin d’en dégager des pistes pédagogiques. Au terme de ce mémoire, différentes perspectives de recherches ont pu émerger : quelles différences peut-on observer au niveau du sentiment d’appartenance sociale d’étudiants suivant des formations dans des contextes différents ? Quelles sont les caractéristiques spécifiques aux dispositifs hybrides mis en œuvre dans l’enseignement en promotion sociale ? Quelles sont les difficultés volitionnelles rencontrées par les étudiants pour se mettre au travail à distance ? Ce sont autant de questions pour lesquelles les réponses seront enrichissantes à la fois pour les chercheurs et les praticiens.