Ecoféminisme au quotidien et perspective de la subsistance : enquête en milieu néopaysan
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BLANMAILLANDLise035621012022-2023.pdf
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- Le privé est politique. Les féministes de la deuxième vague l’ont mis en évidence. Qu'en est-il lorsque le privé devient proprement politisé ? La présente étude s’est basée sur une enquête de terrain de six mois, fondée sur une observation participante dans un milieu de néoruraux (et plus spécifiquement paysan) d’un village d’Estrémadure. Elle s’attache à explorer la perspective écoféministe et en particulier de la subsistance dans laquelle s’inscrit l’expérience néopaysanne, en s’appuyant sur un corpus théorique composé essentiellement de travaux de chercheuses écoféministes qui se sont penchées sur la paysannerie. Partant du constat selon lequel le système industriel moderne s’est basé sur la domination et l’exploitation de la nature, des femmes et des populations colonisées, l’approche de la subsistance propose de changer de perspective et de valoriser la production pour la vie (agriculture paysanne, travail domestique et soin) en la partageant équitablement et en l’ancrant dans un territoire et une communauté. Un travail de subsistance qui, réapproprié, peut s’avérer, contre toute attente, profondément émancipateur et constituer la base de la construction d’une hétérotopie.