Le droit belge de la faillite, vers une meilleure protection du débiteur à l'instar du droit anglo-saxon ?
Files
PASSELECQ_85452000_2022.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.14 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- La procédure de faillite est, par essence, marquée par une dichotomie entre les intérêts du débiteur et ceux du créancier. Selon le pays et la manière dont l’échec entrepreneurial y est perçu, les intérêts de l’un et de l’autre sont plus ou moins pris en considération. A ce titre, deux tendances se distinguent. La tendance latine percevant la faillite comme un échec humiliant et la tendance anglo-saxonne, envisageant celle-ci comme une étape préalable à la réussite. Le présent mémoire démontrera par une approche historique et comparatiste, l’évolution de la prise en compte des intérêts de l’entrepreneur failli au sein du système juridique belge. A l’origine, le droit belge faisait preuve d’une grande sévérité à l’égard du débiteur failli. Cependant, au fur et à mesure du temps et des réformes, sous l’impulsion européenne, les intérêts du débiteur semblent davantage être pris en considération. Passant d’un droit sanction à un droit protecteur, le législateur belge offre désormais au débiteur failli une seconde chance, un nouveau départ à l’instar du droit anglo-saxon et de son fresh start. L’adoption du régime de l’excusabilité suivi de celui de l’effacement des dettes en témoignent.