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La mer : du registre imaginaire à la désidentification : les cas singuliers de L'Équateur de Liliane Wouters et de La Vita breve de Paul Willems

(2023)

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Ce présent mémoire propose une analyse de L’Équateur de Liliane Wouters et de La Vita breve de Paul Willems centrée sur l’influence que la mer exerce sur leur dramaturgie. Ces deux pièces de théâtre présentent en effet la particularité de situer leur action exclusivement en mer, à bord d’un navire. On sait que la mer est un topos de la littérature qui n’a cessé de susciter l’imaginaire des écrivains comme celui des lecteurs. Pourtant, force est de constater que le traitement accordé à la mer, dans ces deux oeuvres, dépasse le seul champ de l’imaginaire. En effet, celle-ci exerce une influence structurelle dans ces textes, à tel point qu’elle en vient à régir l’action et le temps des représentations : chez Wouters, elle induit une logique du renouvellement identitaire, quand elle confère à la pièce de Willems une logique de l’indécidable propre au mouvement de houle. Notre hypothèse est la suivante : de ces logiques, provoquées par l’élément marin, résulte une expérience de la désidentification. Cette notion, en son sens psychanalytique, désigne le processus par lequel un sujet se détache des identifications par lesquelles il constitue son image. Autrement dit, la désidentification opère un glissement du registre imaginaire vers le registre symbolique qui est perceptible dans ces pièces : L’Équateur comme La Vita breve amènent les personnages à se déprendre de leurs constructions identitaires pour atteindre leur être profond, le sujet que Lacan dénomme le « Je ». N’est-il pas contradictoire d’associer la mer à une sortie de l’imaginaire, alors qu’elle est constamment l’objet de métaphores et qu’on lui attribue toutes sortes de significations ? L’ambition de ce mémoire est de montrer qu’il n’est en rien.