Impacts de l’autotoxicité lors de l’utilisation de gramine et d’hordénine sur la croissance racinaire de l’orge (H. vulgare L.)
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- La gestion des adventices dans les cultures de céréales est depuis toujours un véritable défi pour l’agriculture. Afin de réduire l’usage des herbicides de synthèse dans les cultures d’orge, l’allélopathie est un mécanisme pouvant représenter une alternative durable et naturelle. En effet, l’orge est une espèce hautement allélopathique capable de libérer des composés pouvant perturber le développement des adventices. Cependant, ces composés peuvent parfois avoir un effet sur la croissance de l’orge même. Ce cas particulier de l’allélopathie est appelé autotoxicité, et implique que l’utilisation des produits contre les adventices dans les cultures pourrait également impacter l’orge elle-même. Ce mémoire s’inscrit donc dans la recherche d’une meilleure compréhension du phénomène d’autotoxicité chez l’orge pour le cas de la gramine et l’hordénine, deux molécules allélopathiques produites entre autres par les racines de l’orge. L’objectif final est de déterminer s’il y a contrôle génétique de la réponse racinaire lorsque les racines sont exposées à ces molécules pour, dans le futur, pouvoir en tester l’héritabilité chez les variétés, et éventuellement créer une variété hautement allélopathique mais peu autotoxique. Diverses hypothèses ont été faites selon les expériences. L’hypothèse concernant la baisse de croissance lors de l’application de produit a été vérifiée pour la gramine et l’hordénine à 2 mM. De plus, on a observé durant les expériences que les réponses étaient éventuellement dépendantes des concentrations des produits appliqués , mais plus d’informations permettraient sûrement une clarification de la relation dose/réponse, et éventuellement une révélation d’un effet de priming. De plus, la réponse à l’hordénine ou à la gramine n’était pas toujours la même aux mêmes concentrations. La période de récupération où la vitesse de croissance augmente après que les plantes soient sorties des traitements n’a cependant pas été identifiée clairement, même dans le cas où les produits sont retirés. Enfin, pour ce qui concerne le contrôle génétique impliqué dans la réaction racinaire face aux produits pour les variétés testées, on en a observé entre 47,27 % et 76,27 % selon la concentration et la molécule. Il y a donc bel et bien un contrôle génétique important dans la réponse aux produits.