Un dispositif de classes inversées impacte-t-il les besoins psychologiques fondamentaux d’affiliation, d’autonomie et de compétence ? Une approche des classes inversées via l’autodétermination dans l’enseignement supérieur
Files
Velev_00781600_2018.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.49 MB
Velev_00781600_2018_Annexe1.pdf
Open access - Adobe PDF
- 1.42 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- En nous informant sur le concept de classes inversées, nous avons remarqué que les avantages souvent mis en avant étaient l’augmentation des interactions entre les différents acteurs et l’autonomie laissée aux apprenants (Lebrun et Lecocq, 2015). Dès lors, nous avons souhaité interroger les étudiants de l’enseignement supérieur à ce sujet. Pour cela, nous avons choisi l’angle de la théorie de l’autodétermination, et plus particulièrement de la motivation intrinsèque et des besoins d’affiliation, d’autonomie et de compétence. Quelles sont les perceptions des étudiants en ce qui concerne les classes inversées ? Leurs besoins psychologiques fondamentaux sont-ils plus comblés par un tel dispositif ? Afin de nous y aider, nous avons mené une recherche quantitative. Nous avons créé deux questionnaires : l’un récoltant les perceptions des étudiants ayant expérimenté une classe inversée, l’autre récoltant les préconceptions des étudiants n’ayant pas vécu de classe inversée. Nous avons également vérifié la typologie des classes inversées telle que définie par Lebrun, Gilson et Goffinet (2016). L’analyse de nos données nous a permis de confirmer la typologie établie par Lebrun et al. (2016). En revanche, les résultats récoltés pour les besoins d’affiliation, d’autonomie et de compétence auprès des étudiants ayant vécu un cours en classe inversée ne sont pas à la hauteur de nos attentes. Ces résultats sont en contradiction avec les préconceptions que nous avons recueillies ainsi qu’avec notre cadre théorique. Pour une recherche ultérieure, nous pensons qu’interroger les étudiants dans une étude longitudinale (au moins quatre semaines de cours en classe inversée) permettrait d’obtenir des résultats plus convaincants. En effet, selon Mason et al. (2013), quatre semaines d’adaptation à un nouveau dispositif pédagogique sont généralement nécessaires pour que les étudiants soient en mesure d’en percevoir les bénéfices.