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La question des déchets nucléaires en Belgique : un cas de disjonction entre science et progrès, construit, porté et mis en œuvre par un discours scientifique patriarcal, colonialiste et capitaliste

(2023)

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L’industrie nucléaire produit depuis toujours des déchets nucléaires radioactifs. Ceux-ci sont très particuliers : ils diffusent en permanence des rayonnements ionisants dans l’atmosphère, ils sont dotés d’une durée de vie remarquablement longue, et ils sont de surcroît non recyclables. Face à l’accumulation des déchets nucléaires et dans le but de protéger les populations, les gouvernements et scientifiques préconisent l’enfouissement permanent de ces substances radioactives en couche géologique profonde. Les déchets nucléaires sont donc tout simplement voués à être stockés sous terre pour une durée infinie. Or, en l’état actuel de nos connaissances, il nous est impossible de démontrer la fiabilité pour la terre et ses habitant·es de ces sites de stockages. Pire, considérant le caractère hautement radioactif des déchets à enfouir, le stockage implique nécessairement une destruction de l’environnement avoisinant les sites en question. Dans ce contexte particulier, nous tentons par ce travail de répondre aux points suivants : (a) pour quelles raisons nos sociétés optent malgré tout pour le stockage géologique des déchets ? (b) quelle est la science derrière la gestion des déchets nucléaires ; (c) une autre science, responsable et respectueuse de la planète, est-elle possible ? Pour se faire, ce mémoire est divisé en 3 chapitres. Le premier chapitre porte sur le déchet nucléaire, ses caractéristiques et effets sur l’environnement, ainsi que sur la manière dont il est géré en Belgique. Le second chapitre se veut plus critique et analyse, sous le prisme du genre, la science moderne (sous-entendu le discours et la méthode scientifique) derrière le déchet nucléaire, la science qui légitime l’enfouissement de substances hautement radioactives sous terre. Dans cette partie, nous explorons les biais qui fabriquent ces savoirs, ceux qui permettent la mise sur le marché de technologies pour lesquelles aucune solution pour les déchets n’est prévue. Enfin, le dernier chapitre explore, entre autres appuyé par l’épistémologie féministe et la notion de care, la possibilité de créer une autre science, à la fois respectueuse et responsable, et qui placerait le vivant au cœur de toutes ses démarches.