Evaluation de la disponibilité des ressources florales dans les paysages agricoles wallons en début de saison de floraison
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- La raréfaction des ressources florales, causée majoritairement par l’intensification de l’agriculture, apparait comme l’un des principaux facteurs responsables du déclin des insectes pollinisateurs. Les ressources florales, qui constituent la principale source d’alimentation des pollinisateurs, sont indispensables pour leur développement et leur survie. Dans un contexte de lutte contre ce déclin, des recherches en paysages agricoles sont menées depuis plusieurs années au sein du laboratoire PEPA. Ce mémoire s’inscrit dans le cadre de ces recherches, avec pour but d’évaluer la disponibilité des ressources florales dans les paysages agricoles wallons en début de saison de floraison. À cette fin, un inventaire floristique a été réalisé en avril 2023 dans dix sites répartis dans la région du Condroz et dans la région de la Fagne-Famenne-Calestienne. L’estimation de la densité florale de chaque espèce ainsi que le biotope sur lequel l’espèce a été rencontrée ont constitué une base de données pour l’évaluation de la disponibilité des ressources. Celle-ci a été complétée par les données de production de pollen et de nectar des différentes espèces dans le but de quantifier leurs productions respectives. Dans un premier temps, le recensement des espèces réparties dans l’ensemble des sites a souligné la faible richesse spécifique du début de printemps. Une minorité des espèces observées contribue majoritairement à la production de pollen et de nectar. Ces espèces appartiennent aux familles des Rosaceae et des Salicaceae et sont présentes dans les haies et lisières forestières ainsi que dans les vergers. Ces deux biotopes s’avèrent importants pour les pollinisateurs en quête de nourriture et de sites de nidification à la sortie de l’hiver. Les prairies de fauche gérées de manière intensive ainsi que les bords de route apportent également une contribution non négligeable à cette période. Aucune culture en fleurs n’ayant été observée lors des visites du terrain, l’apport de ressources pour les pollinisateurs est dès lors limité dans certains sites, majoritairement dans ceux situés dans la région du Condroz, dans laquelle les cultures recouvrent plus de la moitié de la surface. Dans un second temps, les estimations de densité de production pour une surface unitaire ont montré que les biotopes engagés dans les MAEC contribuent faiblement à la production de ressources florales à cette période, bien que les bandes enherbées et les prairies pâturées semblent tout de même fournir des quantités non négligeables de ressources. La structure du paysage impactant la disponibilité des ressources florales, diverses mesures de gestion ont été proposées afin de rendre celui-ci plus favorable à la biodiversité. L’importance d’une diversité de biotopes et de la présence de milieux semi-naturels est soulignée dans ce mémoire.