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Harcèlement et harcèlement sexuel à l'encontre des étudiant⸳es LGBTQIA+ dans l'enseignement supérieur : distinction entre orientation sexuelle et identité de genre.

(2024)

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Cette étude quantitative transversale vise à mieux comprendre le harcèlement à l’encontre des étudiant⸳es LGBTQIA+ à l’université dans une approche holistique qui englobe identité de genre, orientation sexuelle et transidentité. Nous émettons l’hypothèse que l’appartenance à la communauté LGBTQIA+ impacte le harcèlement perçu et que les effets néfastes de ce harcèlement sur le bien-être sont modérés par le support social. L’échantillon utilisé est composé de 2266 étudiant⸳es inscrit⸳es à l’UCLouvain, université belge francophone, dont 416 étudiant⸳es LGBTQIA+. Le questionnaire auto-rapporté mesure la fréquence des comportements liés aux trois échelles de mauvais traitements : l’ostracisme, le harcèlement sexuel et le sentiment de victimisation. Le questionnaire mesure également le bien-être, le support-social perçu ainsi qu’une série de variables démographiques. Les étudiant⸳es bisexuel⸳les et/ou pansexuel⸳les ont été identifié⸳es comme plus vulnérable au harcèlement que leurs pairs hétérosexuels pour tous les types de mauvais traitements. De plus, le fait d’être transgenre influençait positivement l’ostracisme et le fait d’être non-binaire influençait positivement le harcèlement sexuel. Il est important de prendre en compte que les tailles d’effet pour ces phénomènes sont faibles et que la victimisation perçue présente une faible prévalence dans l’échantillon qui pourrait être due à une faible validité de l’échelle pour l’enseignement supérieur. Ensuite, le support social a été identifié d’une part, comme un modérateur des effets du harcèlement sexuel sur le bien-être et d’autre part, comme un médiateur partiel des effets de l’ostracisme sur le bien-être. Ces effets ne sont pas spécifiques à la population LGBTQIA+. Bien que le support social modère les effets néfastes du harcèlement sexuel sur le bien-être, il ne constitue pas à lui seul une protection adéquate et suffisante. Il est donc nécessaire de mettre en place des outils de prévention spécifiquement destinés à la communauté LGBTQIA+. L'université est également tenue de prendre des mesures en réponse aux plaintes signalées par le biais du dispositif TOGETHER et d'appliquer les sanctions disciplinaires appropriées.