Quels impacts produit la dénomination de "haut potentiel" auprès des adolescents concernés (dans un contexte scolaire) sur la perception et l'estime de soi ?
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- L’intelligence est un sujet abordé depuis l’Antiquité et qui passionne les chercheurs encore aujourd’hui. S’il ne fait plus aucun doute qu’une dimension cognitive est associée à une capacité d’adaptation à l’environnement, des questions subsistent quant aux origines et aux conséquences d’un « haut potentiel », développement précoce de l’intelligence (Terrassier, 1981). Ainsi, la dénomination « haut potentiel » peut-elle avoir un impact sur la construction du soi d’un adolescent à haut potentiel ? Ce stigmate (Goffman, 1975), ressenti comme un décalage avec d’autres groupes, peut-il inciter ces jeunes à réduire le sentiment d’incertitude permanent à être acceptés pleinement par la société ? L’analyse d’entretiens semi-directifs réalisés auprès des adolescents concernés semble indiquer que le terme même de « haut potentiel » n’affecte pas la perception ou l’estime de soi de ces jeunes. Ils se sentent effectivement stigmatisés, pas forcément de façon négative, qui les amène à s’adapter de façon assumée à leur milieu ou bien à se montrer discrets voire à éviter tout contact social afin de limiter les conséquences négatives d’une visibilité trop marquée de ce stigmate. C’est ainsi que ces adolescents à haut potentiel ressentent le besoin d’être accueillis, compris, accompagnés dans leur environnement scolaire, par exemple, en développant la formation initiale ou continuée des enseignants en ce qui concerne le haut potentiel.